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1 avril 2007 7 01 /04 /avril /2007 22:00
     Golden Dawn

The Art of Dreaming
Dark Matter Records, 1996



Aujourd'hui, je vous propose de remonter le temps. Mais je vous rassure, le voyage ne sera pas fait en vain. Nous allons à la rencontre d'un album qui a bouleversé mon monde musical, une perle noire qui a encore sa place dans mon panthéon du black métal : The Art of Dreaming de Golden Dawn.

Fondé en 1992 en tant que projet solo par Stefan Traunmüller, l'ésotérique Golden Dawn n'a fait parler de lui en France qu'à la sortie de son premier album. En 1995, Stefan avait été introduit dans l'Austrian Black Metal Syndicate par Ray Wells de Pazuzu et Martin Schirenc de Hollenthon. Après divers enregistrements, il signe chez Dark Matter Records (label où sont actifs Schirenc et Wells) pour son premier opus The Art of Dreaming. Epaulé par Schirenc, Traunmüller enregistre à l'inconnu Sing Sang Studios et fait intervenir des invités de marque, dont Thomas Tannenberger (Abigor). L'album sort en 1996, salué unanimement par la critique et encensé par la scène UG.

The Art of Dreaming est un fourre-tout improbable. L'ossature est un black raw à la production râpeuse comme la peau d'un serpent, une boule de venin pulsée par la voix haineuse de Stefan. Et le fieffé coquin y mélange des éléments improbables : une voix de bariton ou les vocalises féériques d'une douce donzelle, beaucoup de synthé aérien, même du cor de chasse, etc. Tout cet assemblage était totalement incongru à l'époque et l'est encore par endroits. Mais l'album a gardé intact toute son efficacité et sa fraîcheur, sans sonner "vieux cliché". Les thèmes mélodiques portés par tantôt un lead de guitare, tantôt un élan de claviers sont absolument ravageurs. Chaque titre de cet opus magique porte sa marque, une identité propre qui le différencie au milieu de la tracklist. Que ce soit le début martial suivi des coups de double de "My Confession to War" (qui était l'extrait dans la compil Metallian), le début au cor de chasse de "Per Aspera Ad Astra", la poésie de la première partie de "The Art of Dreaming", le côté beat techno de "Sub Specie Aeternitatis", l'orgue furibard de "Beyond the Mortal Shell", bref chaque morceau est un moment de pur bonheur et se trouve complètement différent de celui qui le précède ou le suit.

Stefan Traunmüller ne parviendra pas à se sortir du piège du premier album fabuleux. D'autant plus qu'il connaît des soucis autres que créatifs.  Wells et Shirenc ayant quitté Dark Matter Records ; Golden Dawn se trouve coincé avec son contrat et aucun soutien d'un label en pleine crise. Enregistré, Solemn Day ne verra pas le jour. Traunmüller devra attendre 2001 pour s'évader et signer chez (sic!) Ars Metalli. Alors que Masquerade est prêt, le label met la clé sous la porte et force Golden Dawn à s'autoproduire. Masquerade ne verra le jour qu'en 2003 par le biais de Napalm Records. Sept ans après son premier album, Golden Dawn réapparaît. Hélas, le novel album est extrêmement décevant et le groupe n'est plus attendu que par une poignée de fans grisonnants. Napalm Records réédite également The Art of Dreaming en 2003, avec un nouvel artwork encore plus laid que l'original (il fallait le faire). Et c'en sera fini. Le rideau tombe sur un projet qui n'a jamais explosé.

A l'heure où la production black métal est submergée de groupes inutiles, il ne faut pas oublier les gloires du passé. Golden Dawn n'a pas connu une belle carrière, mais a juste sorti un album atypique et bien en avance sur son temps. Inclassable, fabuleux et complètement secoué du bocal. Ce n'est pas ça ce qu'on attend du black métal ?


Tracklist:
1 - Ideosynchronicicity (3:13)
2 - The Art Of Dreaming (4:24)
3 - Nothing But The Wind (6:46)
4 - My Confession To War (4:24)
5 - Sub Specie Aeternitatis (4:23)
6 - The Majesty Of My Kingdom Afar (7:12)
7 - The Sorcery Of The Nagual Side (3:56)
8 - Per Aspera Ad Astra (8:17)
9 - Beyond The Mortal Shell (6:17)

Profil MySpace officiel :
http://www.myspace.com/goldendawnofficial
Site officiel: http://www.goldendawn.at

Pochette de la réédition 2003












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commentaires

Hoover 01/04/2007 22:27

Ah oui, je dois aussi être la seule personne à penser que la pochette de la réédition est moins l'aide que l'originale. Je dois même dire que je l'aime plutôt en fait, dans un registre très naïf.

Hoover 01/04/2007 22:24

Un album tout simplement parfait, avec un départ tonitruant (les deux premiers morceaux sont à tomber). Exotique, dépaysant, doté d'accélérations mortelles, jamais ennuyeux. Surtout l'album n'a pas pris une ride.Ca ne rend que plus triste la suite de l'histoire, ce groupe méritait un tout autre destin. Les regrets sont éternels parfois.

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