Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Présentation

  • : Le Blog du Gâteau Se©
  • : Le Blog du Gâteau Se© résume toutes les parutions que j'ai pu commettre sous le pseudonyme de Prince de Lu. Des liens vers mes chroniques, live reports, interviews.
  • Contact

Bienvenue

Pour être au courant des publications de nouveaux articles  sur ce blog, n'hésitez pas à vous inscrire à la newsletter. Ne croyez pas qu'elles seront très nombreuses, le temps manque toujours, surtout pour rédiger. Et pourtant il y a tellement de choses à discuter. Et j'espère que nous pourrons trouver ici un espace d'échange convivial à propos de musique, et uniquement de musique...

Rechercher

Liens



Retrouvez mes ventes sur le forum de VS

Archives

22 janvier 2013 2 22 /01 /janvier /2013 13:39
Ecoute exclusive du nouvel album de SETH seth-logo

Une semaine à se traîner un crobe gros comme un bus, c'est long. Entre deux quintes de toux, je n'ai même pas eu le courage de vous parler du prochain album de Seth. Mais ça serait vraiment dommage de ne pas le faire, même si c'est le dernier billet avant la fin (c'est vraiment un gros crobe).

 

Comme on dit dans le milieu d'où je viens, cela se déroulait samedi en huit. Quelque part en banlieue parisienne, dans un labyrinthe de rues où la moindre place livraisons fait l'objet d'un combat acharné. Heimoth a ouvert sa porte, son sofa et ses canapés amoureusement préparés à une poignée de gentils invités (souvent velus). Ambiance détendue pour une écoute attendue, car nous allons avoir la primeur du nouvel album de Seth.

 

Era-Decay affiche huit ans et demi au compteur. Certes, il y a eu Decrepit Spectre. Mais ce n'était pas le même line-up, pas la même fibre avec Kvhost au micro. Bref, c'était différent et il manquait le logo de Seth sur la pochette. Sans dévoiler cette nouvelle pochette, il faut dire qu'elle donne dans l'étrangeté morbide. Vous constaterez par vous-mêmes qu'elle se positionne en marge de ce qui se fait, tout en gardant une noirceur tout à fait palpable. N'est-ce pas un peu la définition musicale de Seth au sein de la scène black metal ? Si je devais rapprocher cette illustration de celles d'autres groupes, je pencherai pour les pochettes de Lunar Aurora. Aussi étranges qu'évocatrices.

 

De ce nouvel album, nous ne connaissons tous qu'un seul titre, "In Aching Agony" qui a été joué en live lors des derniers concerts. La curiosité était donc de mise (cette phrase est fabuleuse de passe-partout, j'adore). Les fichiers audio sont tout chauds sortis du Drudenhaus. L'album s'annonce comme long, car Seth a pas mal de matériel à exploiter de ces années d'absence. Et surtout, le groupe veut exploiter tout ce travail d'écriture, car il le considère de qualité pour ses auditeurs. Et les pépères n'ont pas tort.

 

Dès les premières secondes, l'introduction acoustique vous renverra aux débuts du groupe. Le clin d’œil est appuyé mais le black moderne et sophistiqué prend rapidement le dessus. Premier constat tout aussi rapide : Seth n'a pas changé. L'amour du riff complexe, thrashy et hautement dynamique est toujours là, celui des structures de morceaux alambiqués aussi. Ceux qui suivent le groupe avec délectation depuis L'Excellence vont retrouver leurs petits en quelques mesures.

 

Second constat: le travail réalisé au Drudenhaus a porté ses fruits. Si je suis client des précédents albums, on ne pouvait nier leur froideur, même si ce genre de son assez clinique va comme une sandale au pied du dieu égyptien. Avec ce nouvel opus, Seth aura un son net et précis comme il l'aime, mais aussi un son puissant et (enfin) chaud. C'est presque l'élément majeur qui est ressorti de cette unique écoute. Un très bel équilibre a été trouvé entre les instruments. La voix est légèrement mise en avant sans manger les cordistes. Les guitares sont acérées. La basse trouve sa place et ronfle comme dans <Code>. La batterie est percutante et les milliards de coups portés par Alsvid sont tous audibles.

 

Fort de cette analyse sonore, la plongée dans les méandres des compositions n'en est que plus facile. Comme toujours des morceaux qui ne tiennent pas en place et qui nous mènent on-ne-sait-où. Seth s'offre même des mid-tempos burnés dans lesquels ils imposent leur patte évolutive. Et comme pour tous les albums, chaque plage offre un visage différent mais qui porte invariablement la cicatrice musicale du groupe. Vous aurez compris que la variété est encore au rendez-vous, surtout que presque chaque morceau introduit son lot de surprises. Que ce soient les invités qui viennent se bousculer pour apporter un blast bien loud sur un morceau, que ce soient des chœurs ultra-bas qui viennent appuyer un passage atmo bien tripant. Presque chaque titre apporte son lot de "variation". Cette variation qui est la marque de fabrique du groupe.

 

L'écoute a duré près d'une heure, mais cette durée m'a paru très relative. L'album passe vite et pour ma part il passe bien. On pourra noter quelques réminiscences de <Code> de-ci de-là (et c'est normal vu l'implication de Heimoth chez les Anglais). Mais hormis ces petites touches, nos Frenchies jouent toujours dans leur pré carré. Et, ô merci, ils ne se sont pas mis à nous servir du black metal tout grey comme on en voit trop partout. Voilà ce que je pouvais ressentir de ce nouvel album après une seule écoute. Je ne doute pas un instant que, dès qu'il sera sorti, de nombreuses autres suivront. Pour l'instant, on part sur un sept sur sept.

Partager cet article
Repost0
1 septembre 2012 6 01 /09 /septembre /2012 14:08

 


Cette année encore, le Party San a été l'occasion d'assister à un joli défilé de vestes à patch. Traversant les modes et les âges (à l'étranger, tout du moins), cet accessoire vestimentaire typiquement metalleux fait chaque année de nouveaux adeptes. Qu'elles soient classes, totalement dark ou cradingues au possible, en cuir ou en jean, les vestes permettent de s'afficher comme partie prenante d'un microcosme au sein de la grande communauté metal. On affiche ses groupes de doom préférés, des groupes de death plus old school les uns que les autres ou les groupes de black mythiques. Ne voyez aucune malice dans mon propos ; les vestes à patch sont pour moi un élément indissociable du public metal. J'avoue que certaines sont à tomber par terre. Tous ceux présents au Party San auront notamment remarquer cet Allemand avec un veste en cuir rouge et un magnifique portrait de Dio dans le dos.

 


Un sujet d'étonnement est le décalage qui existe parfois entre l'âge du porteur et les groupes arborés. Nombreux sont les "jeunôts" à peine sevrés, moustache naissante à l'appui, à porter fièrement des patchs Morbid (représentant Dead, of course) ou d'antiques groupes de thrash. C'est la période qui veut ça, avec une quête d'authenticité et un retour aux sources qui ont débuté il y a quelques temps déjà. Et cette année il était encore plus surprenant de voir le nombre de vestes Watain. Le groupe suédois fait actuellement des ravages chez les jeunes amateurs d'art noir, preuve de l'image forte qu'il renvoie. Au travers de sa veste, chacun rêve un peu de faire partie du "wolfpack", la meute de loups symbolisée par le groupe dans sa Black Metal Militia. Le backpatch au loup fait un malheur outre-Rhin. Nostalgiques de grands anciens de la scène black, biberonnés aux histoires d'Inner Circle et de mafias black metal, ces nouveaux adorateurs ont trouvé chez Watain les symboles fédérateurs et actuels qu'ils recherchaient. Ils n'affichent plus des groupes du passé, mais participent à l'histoire en marche. Peut-être que le vœu de Danielsson va finir par se réaliser : des gens pratiquant des actes illégaux ou terroristes au nom de Watain.

 

 ©2010 Ester Segarra 

Si certains considèrent Watain comme des vendus depuis Sworn to the Dark, il faut croire que le succès du groupe ne l'empêche pas de conserver son image et sa notoriété auprès d'une frange du public. Jusqu'à quand ce lien va-t-il perdurer ? Danielsson n'a jamais caché qu'il mènera Watain jusqu'où il lui sera possible de porter son message. Le groupe a fait sensation aux Grammis suédois en allant chercher sa récompense. Le train est toujours en marche et nous verrons très bientôt si les prochaines décisions de la trinité impie vont entamer son capital antipathie auprès des fans. J'en connais qui risquent de manger leur veste en cuir...

Partager cet article
Repost0
31 juillet 2012 2 31 /07 /juillet /2012 23:13

Aujourd'hui, je me suis ré-écouté le split Viter/Kings & Beggars. Je n'aurais pas dû.

Forcément, ça remue des souvenirs.

 

Cela me renvoie quelques années en arrière, lors de la découverte du Cry to me, River... de Kroda. C'était quelque chose vers 2005, alors que les pays de l'Est étaient de plus en plus à l'honneur. Avec Kroda, la boite de Pandore était ouverte ; l'accès à un black/pagan mélodique à en mourir. Certes, le son était relativement dépouillé et la BAR n'a jamais crevé les tympans par sa magnificence. Mais qui écoutait Kroda pour la puissance du son ? Tout le monde voulait trouver ce mélange d'agressivité slave, de mélodies déroulées en trémolo et d'interventions d'instruments folkloriques qui en faisait un summum de la scène ukrainienne de bon goût. Je déconne, hein. Évidemment, il y avait déjà d'autres calibres ukrainiens qui envahissaient l'Europe dans des genres différents (Hate Forest ou Drudkh, en tête de gondole. Et encore je néglige ici Nokturnal Mortum connu depuis des années). M'enfin, voilà, Kroda avait trouvé sa niche musicale, et le groupe m'a fait rêver à coups de flûtiaux pendant un bon moment. Le duo derrière Kroda m'a culbuté au travers de Cry to me, River..., Towards the Firmaments Verge of Life... ou Fimbulwinter, ainsi qu'avec ses deux splits où il a écrasé de sa toute-puissance Oprich et Velimor. P'tain, rien que sur le split avec Velimor, les deux titres enchaînés "The Arrow" et la reprise de Burzum "Jesu Død" pilonnent les trois-quarts de la production actuelle dans le genre.

 


Alors quel tristesse de constater où en est rendu le duo aujourd'hui. Séparé en 2010, après des sorties plus anecdotiques post-Fimbulwinter (2007 déjà), le duo a vogué séparément. Eisenslav a poursuivi seul Kroda, faisait paraître Schwarzpfad en 2011. Désolé, mais malgré la volonté des fans de vouloir trouver le grand Kroda dans cet album, je n'en vois que l'ombre. Les mélodies létales sont parties avec Viterzgir et le compte n'y est pas pour moi. L'album vise surtout l'efficacité et l'équilibre avec la sensibilité mélodique est rompu.

 

Et côté Viterzgir, ce dernier est parti fonder Viter, projet de folk metal. Le split Viter/Kings & Beggars laissaient augurer du bon. Le titre "Diva Ruzha" présentait à nouveau les sonorités folk de Kroda et des mélodies imparables. Un titre de chauffe, un peu guimauve mais on pouvait y croire pour la suite. Et Viter s'est ensuite enfoncé dans une sorte de folk/pop à gerber. Rien que l'écoute des extraits des singles suivants sur SoundClound devrait vous donner envie de tabasser votre écran avec vos pantoufles. A gerber, que je vous dis.

 

Entre le peut-être trop martial Eisenslav et le nouveau et mystérieux Viterzgir (ci-dessus),

lequel emmènerez-vous en vacances ?

 

On sent mal les deux anciens comparses se rabibocher tellement leurs voies semblent différentes aujourd'hui. Il ne reste plus que les anciens albums de Kroda pour pleurer. Nous toucher était leur but premier, mais ils n'avaient certainement pas été conçus dans ce sens-là. Chienne de vie...

Partager cet article
Repost0
6 juin 2009 6 06 /06 /juin /2009 12:39



Une fois n'est pas coutume, votre serviteur s'est fendu d'un édito sur VS pour informer les lecteurs du webzine.

Les chiffres de ventes des CDs s'écroulent, les labels cherchent des solutions, le CD est-il mort? Peut-être pas encore, mais son petit frère - le CD promotionnel - disparait peu à peu. C'est le bon moment pour aborder la démocratisation d'un nouveau système de promotion appelé "iPools"... et ses premières dérives ... via un petit Edito intitulé : Quand les iPools auront des dents...

Partager cet article
Repost0

Articles Récents