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  • : Le Blog du Gâteau Se© résume toutes les parutions que j'ai pu commettre sous le pseudonyme de Prince de Lu. Des liens vers mes chroniques, live reports, interviews.
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9 décembre 2006 6 09 /12 /décembre /2006 12:00
     Nocternity

A Fallen Unicorn

Solistitium Records, 2004

Ca faisait un petit moment que je n'avais pas mis en ligne une chronique. L'activité est très forte en cette fin d'année. Mais j'étais obligé, totalement contraint, de vous parler de ce groupe grec qui n'a pas eu les honneurs de VS et qui manque un peu d'activité en ce moment. Il faut dire que Nocternity est peu prolifique en CD ces derniers temps (les splits vinyl sortent encore régulièrement pour leur part). Alors pourquoi parler de A Fallen Unicorn maintenant? Vous le saurez à la fin...

Comme 95% de la scène grecque, Nocternity est originaire d'Athènes. Je vous laisse compulser metal-archives pour lister les va-et-vient dans le groupe. Sachez uniquement que depuis 2005 le vocaliste Whyrd est un ex-Lunar Aurora et que Christoph Ziegler alias Vinterriket est désormais chargé des claviers. Le projet s'étend donc hors des limites nationales du pays du sirtaki.

Après deux magistraux albums En Oria en 2001 (réédité en 2004 avec le mini Crucify Him) et surtout Onyx en 2003,  A Fallen Unicorn est la sortie majeure de Nocternity. Le mini contient des morceaux des sessions d'enregistrement de Onyx, ce qui est un gage de qualité. Ces titres ont été écartés de l'album car ils étaient plus rapides et collaient moins à l'atmosphère de l'opus. Par contre, les quatre titres inédits subsistent très bien seuls sur ce mini. Le cinquième et dernier titre est une reprise de "Pagan Poetry"... de Björk. Les heureux possesseurs du CD compteront en plus les morceaux des splits avec Akitsa (2004) et Kawir (2003. Très bon groupe aussi, essayez Epoptia et Arai). Sur le CD, cela fait une quarantaine de minutes, ce qui est plus qu'appréciable pour officiellement un mini. La version vinyl, évidemment limitée, est sortie chez Debemur Morti (cocorico). Sa durée, sans les rééditions d'EP, est de 27 minutes.

Côté musique (parlons-en un peu quand même), Nocternity pratique un black épique absolument tripant. L'ambiance sonore, et surtout le mixage dans un baril de lessive, nous plonge directement dans les légendes hellènes. Les titres sont violents puis tout à coup majestueux, grandioses. La scène grecque a vraiment son identité propre et des groupes comme Nocternity, Kawir, Stutthof méritent une écoute attentive. On peut reprocher à Nocternity leur tendance à piocher dans le répertoire international sans s'embarrasser des droits d'auteur. Je pense aux extraits du Grand Bleu d'Eric Serra qui traînent parfois, ou aux grincements de Ring de Kenji Kawai que vous trouverez dans ce mini. Espérons que la présence de Vinterriket pour les plages atmosphériques leur permettra de gommer ce léger défaut.

A Fallen Unicorn marque la fin du chapitre Onyx pour le groupe. Mais alors, pourquoi parler de Nocternity aujourd'hui alors que cela date un peu? Tout d'abord, parce que c'est excellent, tout simplement. Ensuite, parce que A Fallen Unicorn a été accueilli très favorablement par la scène et cela a permis au groupe de signer chez un plus gros label. Nocternity va donc sortir son nouvel album Harps of the Ancient Temples chez Avantgarde en 2007. L'écurie italienne est en train de récupérer des valeurs sûres de la scène black tout tranquillement. Mais nous n'allons pas nous en plaindre...

Tracklist (39:23)
1 - Klagelied Des Windes (1:49)
2 - A Fallen Unicorn (6:31)
3 - The Emerald Serpent Prince (6:34)
4 - To Grey Olden Shores (5:07)
5 - Pagan Poetry (06:07)
6 - A Fallen Unicorn, version 2000 (7:09)
7 - Worship The End (4:07)
8 - Cold Wings Of Noctisis (1:57)

Site web: http://athenian-craft.cjb.net (en rade)
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19 novembre 2006 7 19 /11 /novembre /2006 17:59
     Hell Militia

Canonisation of the Foul Spirit

Total Holocaust Records, 2005

Hell Militia est un groupe français composé de quelques figures connues de notre scène black: Meyhnach au chant (qui n'est autre que Willy de Mutiilation, Malicious Secrets et toute une palanquée de projets), T. Persecutor à la guitare (Guillaume de Arkhon Infaustus), Arkdaemon à l'autre guitare (Antoine de Temple of Baal, Deviant), Hellsukkubus à la basse (aka LSK, dans Antaeus, Vorkreist, ex-Corpus Christii) et Dave Terror aux fûts (également Vorkreist). Tout ce petit monde s'est mis en tête de nous psalmodier sa haine de  la chrétienté depuis l'aube du siècle. J'ai découvert le groupe via cet album, peut-être aurez-vous un mot à dire sur la démo "The Second Coming" sortie en 2003 ou le split de 2001 avec Antaeus, Eternal Majesty et Deviant. A noter qu'une poignée de titres de cet opus sont tirés des deux précédentes sorties et que Meyhnach n'est arrivé au chant qu'à partir de la démo. On a fait le tour. Prions mes frères...

Malgré un léger repêchage de compos, la première chose qu'on peut constater c'est l'homogénéité de l'album. Hell Militia avance comme un seul homme, dans des titres raw et compacts dont se dégage une atmosphère malsaine tout à fait plaisante. Les riffs sont massifs, assommant l'auditeur dans un assaut sans pitié. Puis par moments la compo s'aère et s'alourdit déclenchant le headbang (écoutez le morceau en extrait). Hell Militia cultive un décalage avec la réalité, une dimension où le blasphème est de rigueur. Les structures des morceaux sont techniquement très simples mais les enchaînements sont très bien trouvés et la mayonnaise prend rapidement. L'impression de titres monoblocs s'effacent rapidement pour dévoiler un groupe plus subtil, mélangeant avec ferveur et aisance des passages du très lourd au plus rapide. L'artwork, véritable collection de collages malsains, vient appuyer cette impression décalée. Et ce n'est pas l'outro dérangeante de l'album qui me fera mentir.

Le son est sourd, la voix de Willy est celle d'un dément en perdition. Hell Militia maîtrise son art et a trouvé la prod adaptée pour faire passer le message. Si vous aimez les groupes mentionnés dans le premier paragraphe, vous ne pourrez qu'être sensible à cet album très "french touch". Voila un opus que j'ai découvert hélas un peu trop tard pour en parler dans les pages de VS. Il est temps de revenir sur cette bien bonne sortie de l'année dernière. Je ne peux que vous le conseiller fortement...


Tracklist (40:24)
1 - Psalm I - Burning Human Pigs (4:11)
2 - Psalm II - Torture of the Saints (4:14)
3 - Psalm III - Black Arts of Crime (3:52)
4 - Psalm IV - Prophecy fro the Mutilated Children (4:19)
5 - Psalm V - Dead Children's Choir (4:09)
6 - Psalm VI - Black Fucking Cancer (4:11)
7 - Psalm VII - Blood from the Pig (4:40)
8 - Psalm VIII - Goathrone (3:33)
9 - Psalm IX - Ritual (7:13)

Site web: http://evilness.com/hellmilitia
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11 novembre 2006 6 11 /11 /novembre /2006 22:00
     Cradle of Filth

Vempire
Cacophonous Records, 1996



Bien avant que Cradle of Filth ne devienne le cirque ambulant et la risée du public black métal qu'il est aujourd'hui, le groupe a connu son heure de gloire. Juste avant de glisser dans la case "commercial, rejeté par les trues" avec Dusk... and Her Embrace, Cradle of Filth a donné naissance à Vempire que j'abrège volontairement de son or Dark Faerytales in Phallustein pour ne pas choquer les nombreux enfants qui lisent ces chroniques. Je me devais de traiter ce mini de CoF pour deux raisons.

Primo, parce que cela a été l'album (enfin, le mini) de la révélation pour moi. A l'époque j'étais féru de death métal américain et suédois, et c'est un ami qui m'a fait écouter cette galette. A son excitation à me faire écouter ce son "nouveau", ce "black metal", j'ai compris que c'était gros. Sans internet ou compils de magazine, avec peu d'argent en poche, les albums s'échangeaient principalement entre les maigres connaissances métalleuses dont nous disposions. Et ce jour-là, il a tapé très fort. Dès la première écoute, ce fut le choc. Black metal is war against the vampires under the funeral moon of evil darkness...

Secundo, parce que ce mini reste emblématique de la période dorée de CoF, cette année 1996 qu'ils n'égaleront plus jamais. Le groupe a sorti deux ans plus tôt le très death The Principle of Evil made Flesh, première sortie de l'écurie Cacophonous chez qui Cradle commence à se sentir à l'étroit. Le label qui héberge encore du lourd (Bal Sagoth, Dimmu Borgir) génère des tensions suite à une mauvaise gestion de ses groupes. Cradle of Filth veut quitter Cacophonous (et ils s'en iront chez Music For Nations, trahison pour la scène black) mais pour cela le groupe a besoin de sceller son contrat d'une ultime livraison. D'où ce mini enregistré vite fait...

Et quelle baffe pour se débarrasser d'un contrat! En quelques 35 minutes, Cradle enterre tout ce qui se fait en terme de black avec synthé. Le groupe impose sa patte, ce "gothic black" inspiré par les films de la Hammer. L'auditeur se retrouve aspiré dans un monde fantasmagorique peuplé de vampires assoiffées et roulées comme des mannequins en chaleur. Un monde cauchemardesque fait de hurlements stridents et de mélodies blastées sur fonds d'orgue malfaisant. Vempire est un assaut mélancolique d'une férocité absolue, véritable main de fer dans un gant de velours. Cradle y enchaîne avec un brio époustouflant les parties mélodiques et les attaques en règle du cortex de ce pauvre auditeur peu habitué à un tel étalage de violence, surtout au niveau de la voix.

Dani livre au long des six titres une performance époustouflante, modulant ses hurlements dans tous les sens, de la grosse voix grave d'intro de "The Forest whispers my Name" aux cris suraigus de "Queen of Winter, Throned". Appuyé par les vocalises doucereuses de Sarah Djezabel, le hurleur délivre sa plus remarquable prestation, inspiré et totalement investi dans son rôle. Je ne retrouverai pas dans Dusk... cet investissement total et cet acharnement à déchirer les tympans, à faire trembler d'effroi jusqu'au tréfonds de l'âme.

Si le vocaliste est en verve, que dire du reste de l'instrumentation. Nicolas Barker livre une partition impeccable, cribblée de ses roulements de double et breaks caractéristiques. Le synthé se pose avec justesse et légèreté pour appuyer les compositions de sa touche horrifique (le final de "Queen of Winter, Throned" est monumental). L'univers de Cradle est ainsi intégralement posé, les guitares ne jouant finalement qu'un rôle plus secondaire devant la grandiloquence orchestrale de l'ensemble. Les changements de line-up (et principalement le départ de Damien) scelleront plus tard cette identité singulière que s'était forgée le groupe. Pour vibrer à nouveau, il faudra que je me tourne vers les ersatz, en l'occurrence les plagieurs de Hecate Enthroned (dixit Dani).

Et ce qui donne la touche finale à ce mini, c'est l'impression oppressante que les quatre premiers titres sont intégralement enchaînés. Sans pause pendant près de 24 minutes, de "Ebony dressed for Sunset" à "Nocturnal Supremacy", la galette a une dynamique énorme. Il faut une grande volonté pour interrompre la lecture entre ces quatre premiers titres tellement l'imbrication est logique, le déroulement limpide et le souffle méphitique. Le break instrumental "She Mourns a lengthening Shadow" permet de faire une pause avant l'hosanna finale et dévastatrice. Un délice...

Tout amateur de black avec synthé, celui qu'on appelait symphonique dans la presse, se doit de se pencher sur ce mini. Condensé de ce qui fera le succès de Dusk... and Her Embrace, Vempire est une perle de beauté noire, un joyau représentatif d'une époque désormais révolue. Si je ne gardais qu'une seule sortie de Cradle of Filth, ce serait sans hésiter ce mini. Et il a encore largement sa place dans mon panthéon des albums de référence. Le groupe n'avait que peu de chances d'égaler cette férocité et il a choisi un autre chemin...


Tracklist (36:26)
1 - Ebony Dressed for Sunset (02:49)
2 - The Forest Whispers My Name (04:42)
3 - Queen of Winter, Throned (10:27)
4 - Nocturnal Supremacy (05:53)
5 - She Mourns a Lengthening Shadow (03:43)
6 - The Rape and Ruin of Angels (Hosannas in Extremis) (08:52)

Site web : http://www.cradleoffilth.com
Profil MySpace : http://www.myspace.com/cradleoffilth
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11 novembre 2006 6 11 /11 /novembre /2006 17:59
     Elite
f
Bifrost

No Colours Records, 2006

Après leur première offrande longue durée Kampen en 2004, les norvégiens de Elite ont trouvé leur place au chaud chez No Colours Records. Ces hommes du très grand Nord (ils viennent de Mo i Rana comme Allfader) ne sont pas restés à dégeler sur place très longtemps. Avec déjà deux splits vinyl au compteur et conservant leur haine glaciale, ils ont ensuite livré un mini live Bekmørkt très raw en 2005, avant d'envahir les platines en début d'année avec ce second album à la pochette aussi sobre que mystérieuse.

Elite officie dans un black purement norvégien. C'est efficace et ça avance comme peuvent le faire les groupes d'assaut du style, avec des titres très directs. Mais les parties mélodiques ne sont pas négligées pour autant: les parties agressives sont souvent accompagnées de leads mélancoliques et les riffs ouvrent des thèmes rappelant des groupes plus folk. "Tåke" a des airs de Windir par moments, et d'ailleurs Taake n'est pas loin non plus dans la composition de certains hymnes. Je n'irai pas acoller le terme "trve" à Elite, qui est quand même assez propre dans l'ensemble, mais on peut sincèrement y penser. Bref "Bifrost" allie puissance et mélopée, et la qualité du résultat est bien là. L'album est entraînant sur ses huit titres et conserve sa patate pendant quarante minutes.

Cette fois-ci, le groupe a délaissé ses terres pour aller enregistrer en Suède au Ballerina Audio de Nils Johansson (Naglfar, Setherial, Vintersorg entre autres). Les terres d'Umeå les ont inspirés et cet album a une bonne patate et une production toute adaptée, à mi-chemin entre la toute-puissance et le son brut de fonderie et crado.

Si j'avoue un léger faible pour Kampen, probablement pour les avoir découverts avec cet album, Bifrost est une pièce de grande qualité à recommander chaudement pour meubler les soirées mondaines entre anciens légionnaires. Si vous appréciez le black efficace avec une touche nordique appuyée, vous pouvez récupérer cette pièce en fermant les yeux. Norsk black metal!


Tracklist (39:43)
1 - Æreløs (3:36)
2 - Tåke (4:12)
3 - Vikingfjord (5:33)
4 - Vinterlåst (4:59)
5 - Isberg (6:33)
6 - Bifrost (4:38)
7 - Mistelstein (4:21)
8 - Krampetak (7:14)

Site web: http://www.elitenorway.com
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6 novembre 2006 1 06 /11 /novembre /2006 17:59
UkraineKroda
Velimor

By a Hammer of Spirit and Identity of Blood

                  Stellar Winter/Ancient Nation/Chernovit, 2006

Ne vous imaginez pas que les chroniques vont continuer de paraître à cette vitesse, c'est le lancement, hein. De même, j'en profite pour un peu moins creuser les albums, histoire de privilégier la discussion qui manque un peu dans les commentaires de VS. Tant que nous sommes à rattraper le retard sur certains albums de l'année, autant nous pencher sur deux groupes de la scène de l'est en même temps, groupes qui se sont associés pour un split. Deux groupes en un, ça fait gagner des chroniques...

Commençons par le duo ukrainien qui forme Kroda et qui a l'honneur d'ouvrir ce split. Leurs deux albums indispensables Cry to Me River et Towards the Firmament Verge of Life... ainsi que leur précédent split avec Oprich affiche un pagan slave très mature où interviennent avec justesse les instruments folkloriques dans une débauche d'agressivité. Leur style est heureusement inchangé sur ce split, et le mélange entre les parties brutales et les élans de flûte (de sopilka, soyons précis) est tout à fait éblouissant. Le titre "The Arrow" est un must qui pourrait servir de mètre-étalon au pagan des steppes. Kroda nous gratifie également d'une reprise de Burzum "Jesu Død", au riff principal toujours aussi efficace. Le duo clôture sa partie par le titre éponyme de la galette qui, bien qu'un peu en-deçà des habituelles compositions, montre un léger changement dans la patte. Je le trouve plus direct et hargneux. Annonce-t-il une évolution future? En tout cas, Kroda reste dans mes chouchous de la scène slave. Et je ne peux que chaudement vous conseiller les deux albums déjà parus.

On retrouve un certain esprit pagan chez Velimor, quoique largement moins marqué. Le black du one-man band russe est plus traditionnel et nettement plus raw (je vois déjà wasted agiter son membre inférieur). Une flûte vient bien perturber de sa mélodie l'agression manifeste mais les incursions de la culture slave s'arrête là. Je dois dire qu'autant écouter Velimor sur album ne me dérange pas, autant le one-man band souffre gravement de la comparaison avec Kroda sur ce split, étant donné que je préfère les compos plus fournies quand il s'agit de pagan. Je vous conseille toutefois de vous reporter au deux albums du projet, à savoir For the Glory of our Kin (compilation des premiers travaux) et Ancestry qu'on commence enfin à vraiment trouver dans les distros. Je ne me souviens plus s'il s'agit d'une réédition, mais la fatigue du travail se fait sentir.

En attendant, ce petit split a de bonnes qualités. Kroda livre encore une bonne performance et Velimor est un meilleur compagnon de route pour les ukrainiens que ne l'a été Oprich. Sans être indispensable, cette sortie pourra satisfaire les mordus du genre. Et le titre "The Arrow" justifie presque son achat à lui tout seul...

Tracklist (50:29)
Kroda
1 -  When Mountains are embraced by Shadows (intro) (1:51)
2 - The Arrow (10:54)
3 -  Jesu Død (8:42)
4 - By a Hammer of Spirit and Identity of Blood (11:27)
Velimor
5 - By our Blood and Will / Fog (11:09)
6 - To Die for to Survive (06:24)

PS: La tracklist est issue du dos du CD et diffère de celle de metal-archives pour l'ordre des titres de Velimor. Les durées sont les bonnes.

Sites web: http://kroda.com.ua (qui a l'air en panne)
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5 novembre 2006 7 05 /11 /novembre /2006 17:59
Drudkh - Songs of Grief and SolitudeUkraineDrudkh

Songs of Grief and Solitude

Supernal Music, 2006


Il était attendu ce nouvel album de Drudkh. Après un Blood in our Weels flamboyant qui aura sans conteste marqué les esprits cette année, le groupe ukrainien annonce à l'été la sortie d'un album entièrement acoustique. Et voila déjà l'ours de sortie chez les anglais de Supernal Music. Après les errements souvent réussis de Hate Forest et les albums délicieusement ambiancés de Drudkh, on pouvait se demander à quelle sauce gribiche Roman Saenko allait nous manger. L'homme est vorace et s'éparpille dans nombre de groupes (en plus des deux sus-mentionnés, ajoutez le dark/ambient Dark Ages et Blood of Kingu dont on attend les premières notes).

Se basant sur des thèmes traditionnels ukrainiens, Songs of Grief and Solitude est composé de sept titres intégralement acoustiques. Durant près de 35 minutes, les guitares sèches sont accompagnés d'instruments folkloriques, flûtiaux ou harpe, sans aucune voix, sans aucun artifice. La sobriété est clairement de mise, le groupe ne disposant pas de sa puissance de feu habituelle. Le résultat sonore est toutefois impeccable et l'ambiance est propice à la balade dans la forêt automnale après la pluie.

Néanmoins, là où on pouvait s'attendre à entendre un Drukdh versé dans le folk, le groupe reste très très sage. Les intermèdes de Battlefields de feu Hate Forest pouvaient laisser présager plus d'exploration de la tradition musicale slave. Au lieu de cela, on assiste à une lecture sympathique mais peu excitante de comptines gentillettes et de thèmes peu exotiques à nos oreilles occidentales. L'album s'écoute sans grincement de dents mais ne provoque pas l'émoi, d'autant plus si l'auditeur est adepte de folk. Seul le titre "The Cranes will never return here" peut faire dresser l'oreille, retranscription acoustique du thème d'ouverture de "Solitude" de Blood in our Weels.

Mais l'intérêt s'avère assez limité. Ce Songs of Grief and Solitude n'a pas l'éclat d'un Kveldssanger ou d'un Songs of Moor and Misty Fields. Pour ma part, je préfère passer mon chemin et attendre un prochain "vrai" album de Drudkh, oubliant ce léger faux pas dans une discographie impeccable.

Tracklist (34:40)
1 -  Sunset in Carpathians (2:47)
2 - Tears of Gods (8:34)
3 -  Archaic Dance (3:28)
4 - The Milky Way (9:52)
5 - Why the Sun becomes Sad (5:45)
6 - The Cranes will never return Here (3:26)
7 - Grey-haired Steppe (2:08)

Site web: http://www.supernalmusic.com/labels/supernal/drudkh.htm
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