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  • : Le Blog du Gâteau Se© résume toutes les parutions que j'ai pu commettre sous le pseudonyme de Prince de Lu. Des liens vers mes chroniques, live reports, interviews.
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11 novembre 2007 7 11 /11 /novembre /2007 18:12
Sigrblot
Blodsband (Blood Religion Manifest)
Nordiska Förlaget, 2003

Oui, je sais, ça fait un petit moment que je n'ai rien posté ici. Le temps manque, figurez-vous. Et de plus en plus, car le black metal n'a jamais été autant à la mode dans le petit milieu de l'extrême. J'en veux pour preuve le nombre de sorties mensuelles qui continue de croître. Il faut impérativement et constamment trier le bon grain de l'ivraie avec attention, sous peine d'être noyé sous l'insipide. Mais tout ça finira bien par se casser la gueule, tout comme à la fin des années 2000.

D'ici deux ans, les puceaux qui sont en train de vous expliquer la vie sur les forums seront passés à autre chose. En attendant cet écroulement inéluctable, dès qu'on critique le énième album à la mode qui n'apporte rien, il faut poliment subir les remontrances d'un type qui a découvert telle scène ou tel style il y a à peine un mois. C'est pénible, mais on fait avec. Nous avons aussi débuté à un moment, mais nous n'avions pas la possibilité de l'ouvrir en public (et ce n'était pas plus mal). Passons.

Au milieu de l'ivraie, j'ai suivi le conseil fugitif d'un briscard sur un forum. Il se reconnaîtra certainement parmi la foultitude qui lit ce blog complètement trend, car peu de monde a parlé de cet album de Sigrblot. Je devrais dire "l'album" car le groupe n'a que très peu à son actif. Extrêmement mystérieux sur la composition du line-up, le projet est né au milieu des années 90, officiellement en 1996. Le groupe participe au travers de trois titres à deux compilations en 1997 et 1998. Puis, fin 1999, les larrons décident d'enregistrer leur premier album. Le processus va leur prendre jusqu'à l'hiver 2003 ! Peu pressé, Sigrblot s'avère plutôt perfectionniste.

Le point central de l'album est incontestablement le concept textuel. Longs et denses, philosophiques et ésotériques, les textes sont inspirés de l'idéologie d'auteurs aryens du XXème siècle. Ils représentent le point focal et demandent à l'opus de comporter de multiples parties vocales pour pouvoir placer l'ensemble sans déborder. Loin de paroles traditionnelles, les textes sont ici de véritables écrits engagés dignes d'essais littéraires.

Musicalement, c'est un joyeux chaos absolument dantesque. Proche de la fureur d'un Funeral Mist, proche des premiers Watain, Sigrblot n'hésite pas à mélanger à ses riffs de nombreux samples, à partir sur des passages black/folk (vibrants comme ceux de "The Shadowthrone" par moments), à rebondir d'un riff à l'autre en entretenant une violence exacerbée tout du long. La bête est dangereuse et, quand on la croit fatiguée, elle n'est que tapie et prête à bondir avec rage. L'album se conclut par une reprise du groupe australien Fortress, après plus de trois quarts d'heure de haute volée.

Grand et intense, Blodsband est un album qui a décanté pendant quelques années avant de nous être offert en pâture. Loin des one-man bands diarrhétiques, Sigrblot offre peut-être ici son unique album (le temps le dira), mais quelle méta-baffe dans la face… Ca faisait longtemps que je n'avais pas été tenu en haleine comme ça. Allez, je retourne à la multitude du moment en vous souhaitant bonne chance pour dégoter cet opus. Il en vaut grandement la peine.

Tracklist (48:05)
01 - Opening Mass (Let Us Pray) (1:55)
Chapter I
02 – Krigspsalm (2:22)
03 - Manifest (Blood Religion Part II) (3:48)
04 - Chaos Prayer; Deus Bellum (3:41)
05 - Crisis of Faith (5:40)
06 - Döende Generations Dom (4:48)
Chapter II
07 – Ödesjord (4:43)
08 – Blodsband (3:28)
09 – Hirdsång (3:38)
10 – Folkstorm (4:36)
11 - Sacrament (Blood Religion Part I) (3:29)
12 - Commie Scum (Fortress Cover) (5:47)

Site officiel : http://www.sigrblot.se
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6 octobre 2007 6 06 /10 /octobre /2007 14:00

Ros'
Mermaid / Kupala
SvaSound Records, 2006
25.jpg

Sur les forums de métal extrême, on trouve fréquemment des discussions autour du "c'était mieux avant Internet". Les défenseurs du tape-trading sont encore présents, s'adaptant difficilement à un univers où tout est à portée de clic. Le monde à changé à l'aube du nouveau siècle et il est clair que l'accès à des nouveaux groupes s'est démocratisé, jusqu'à l'indigestion. Personnellement, sans porter de jugement sur telle ou telle méthode, je suis assez fana des outils mis à disposition par le web et du lien direct entre un groupe inconnu et non distribué et son auditeur curieux. Certes, il faut de temps en temps savoir lever le pied sous réserve de se voir noyé sous le son, et on prend bien moins le temps d'apprivoiser un album qu'avant. Mais le web permet aussi de découvrir ou re-découvrir des albums, parfois assez âgés. Impossible d'avoir une connaissance universelle, et cet accès rapide à quasiment toute la production est un vrai bonheur pour se mettre à la page sur des albums loupés à l'époque ou sur des sorties récentes avant déboursement.

Je ne rentrerai pas dans le débat sans fin sur "ceux qui se font une culture en quelques mois à coups de téléchargements". Ils sont nombreux et en plus loquaces (donc voyants), car présents sur les forums du media qui les intéresse. N'en faisons-nous pas partie ? Tout passionné un tant soit peu curieux serait idiot de se priver de télécharger, sous peine de finir sans le sou rapidement devant le nombre colossal de sorties d'albums. Le nombre de labels s'est également multiplié, publiant un peu tout et n'importe quoi pour survivre. Il est donc indispensable de faire du tri, et mes relations qui écoutent du métal extrême n'ayant pas toujours les mêmes goûts que moi, j'opte toujours pour une écoute personnelle avant l'achat. Bref, Internet a ses avantages pour ceux qui veulent les voir. Si vous voulez apporter votre avis sur ces idées, vous êtes les bienvenus dans les commentaires, mais ce n'est pas de ça que je voulais vous entretenir. En fait, je constate que cet accès incroyable à des tonnes d'informations à un effet pervers totalement inverse.

Les gens s'offusquent désormais de la multiplication des caméras de sécurité. Mais qui va passer des années de sa vie à dépouiller les cassettes des cinquante caméras de surveillance de votre hypermarché ? Personne, ces images n'étant dépouillées qu'en cas de réel problème. Si vous me pardonnez cette référence, je citerai Sartre : "je ne me suis jamais senti aussi libre que sous l'Occupation allemande". Avec Internet, on en est là. Trop de choses, trop d'infos, saturation. Si bien que contrairement à l'idée de liberté totale que véhicule Internet, les gens délaissent fréquemment les recherches personnelles fastidieuses pour se tourner vers du "tout cuit", n'utilisant le web que pour dégoter des références que d'autres vont compiler. J'en veux pour preuve cette incapacité de la nouvelle génération à farfouiller dans les distros comme nous le faisions. Quasi-incapacité, puisqu'il y a toujours des exceptions, évidemment. On m'a conseillé de mettre des extraits MySpace sur ma liste de CD à vendre sur VS. Je ne le ferai pas, considérant que c'est aussi aux forumeurs de faire un effort pour découvrir, mais ce conseil est très judicieux. Je fais probablement une erreur, en me basant sur la curiosité imaginaire de potentiels acheteurs. Et quand je signale que je vends un truc qui déchire dans ma liste, on me répond souvent "connais pas" et ça s'arrête là. Il faudra probablement que je fasse une chronique de The Shadow Order un de ces quatre. L'internaute se laisse guider, jusqu'à poser des questions idiotes au lieu de simplement ouvrir google pour lancer une simple recherche. Les bras m'en tombent devant ce genre de comportements, mais il est hélas symptomatique.

Je rejoins donc les vieux cons sur ce point, me rappelant avec émotion mes commandes sur le catalogue papier d'Adipocere au pif complet, ou en me basant sur une liste de remerciements lue sur un CD. Evidemment, avec cette méthode, on tombe sur de belles bouses. Mais parfois la bonne surprise est à l'orée du bois. Comme au poker, il faut accepter de perdre un peu pour gagner. Certaines chroniques de VS (que vous ne trouverez pas ailleurs, car le groupe ne dispose d'aucun soutien promo) sont tirées d'achats au hasard. Des achats pifométriques, parfois pour compléter une commande. Et aujourd'hui je vais vous entretenir d'une de ces découvertes, encore une fois. Je précise que je ne suis pas un dieu vivant, ce sont les autres qui ont des accès aigus de fainéantise.

Le sujet du jour est le groupe Ros'. La chronique va être courte car je ne dispose de quasiment aucune info. J'ai acheté le seul exemplaire qui trainait chez Ureuropa au moment de ma commande. Quand j'ai reçu le paquet, j'ai même grandement peiné à retrouver le nom du groupe, tout étant écrit en cyrillique. Après enquête, il s'agirait donc de Ros', une formation russe. Le label russe SvaSound Records (connais pas non plus) a sorti en 2006 cet album Mermaid, accompagné de la démo Kupala. Voilà, on a fait le tour de ce que je sais. Si vous avez des liens, je suis preneur pour compléter ma connaissance de ce groupe de folk métal slave qui déchire bien.

Ros' donne dans un folk métal proche de ses compatriotes Arkona. Les parties métalliques sont bien présentes et de nombreux instruments traditionnels (flûtes, violons, etc) accompagnent un métal très porté sur la mélancolie. A la nuance d'Arkona, c'est une âme slave résolument triste qui s'ouvre à nous ici. La voix de la chanteuse est puissante, moins basse que celle de Masha mais vocalement très bonne. Et elle préfère nous envelopper dans des mélopées tristes, transportant l'auditeur dans la solitude de la steppe, loin des bruits de chopes s'entrechoquant. Dès les titres "Kypalinka" et "Little Girl" aux lignes vocales énormissimes d'émotions, je suis totalement conquis.

Alternant entre morceaux courts aux mélodies toniques et plages plus longues et introspectives, l'album présente avec grâce les deux facettes du folk slave le plus charmant. La production étouffée, plutôt typique de vieux albums d'il y a dix ans, ajoute un charme indéniable et nostalgique à l'écoute. La démo Kupala a un son plus net que l'album, et niveau compos elle n'a pas à rougir de son ancienneté. Bref, c'est de la balle et je suis un peu déçu de ne pas avoir d'extraits à vous mettre dans l'esgourde. Mais vous allez chercher, hein ?

EDIT du PdL:
Ah ben finalement, j'ai mis la main sur un site qui propose des extraits (alleluia)
C'est russe, c'est pas super rapide et c'est

Tracklist (traduction en anglais trouvée sur le net)
Mermaid
01 - The Ring (3:44)
02 – Kypalinka (2:33)
03 – Maple (2:13)
04 - Little Girl (2:55)
05 - Song of Sorrow (3:45)
06 – Mermaid (3:10)
07 – Obrs (4:49)
08 – Heathen (4:26)
09 – River (3:11)
10 – Perun (6:57)
Kupala
11 - House-Spirit (2:17)
12 – Celtic (2:26)
13 – Raven (4:21)
14 – Kupala (4:33)
15 - Bogs & Swamps (3:26)
16 – Mermaids (3:15)
17 – Wreath (3:34)
La césure entre la démo et l'album est approximative et basée sur la différence de son.
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29 septembre 2007 6 29 /09 /septembre /2007 17:00
loits-leegionlaval.jpg Loits
Leegion Laval 12.0I.07
Autoproduction, 2007
31.jpg

Ca fait un moment que je ne vous ai pas parlé de Loits ! Ne croyez pas que je suis une groupie en chaleur, hein. Mais il se trouve que les Estoniens nous sortent encore une fois un objet de qualité dont ils ont le secret. En l'occurrence, je vous propose de nous intéresser à leur second DVD (et troisième support vidéo). Loits avait sorti un vidéo CDr live "Reval 15.02.2003", que je n'ai pas eu l'occasion de visionner pour l'instant. Quant au premier DVD "Vere Kutse" qui regroupe des interviews et quelques images de concerts, il n'est hélas disponible qu'en estonien, même si le groupe promet une traduction en anglais depuis un an.

Je suis donc allé retrouver mon cobaye préféré pour le visionnage de DVD: j'ai nommé Tétanos (quime fait subir ses films de zombie moisis). J'espérais ne pas le décevoir cette fois-ci, l'ayant récemment traumatisé avec le vide abyssal de "The Misanthrope" de Nocturno Culto et déçu par la mauvaise qualité de "Tevynei" d'Obtest. Après une ou deux bières, nous voilà fin prêts pour mater les 15 titres du concert, qui sont les seuls éléments disponibles sur ce DVD très sobre. La bête a été enregistrée au Rock Cafe de Talinn, et non à Laval comme le suggère le titre.

La caméra est fixe, filmant du fond de la salle l'ensemble de la scène. La claviériste est de justesse dans le cadre, mais ça passe et on voit tous les membres du groupe dans leurs uniformes noirs. Nous avons eu un peu peur durant le premier titre de voir l'image trembler légèrement. Heureusement ce con de caméraman est parti headbanguer plus loin. Et après quelques minutes d'immersion, il faut se rendre à l'évidence: ce live est excellent pour celui qui apprécie Loits.

Assez statique, le groupe offre une performance impeccable. Lembetu se limite au chant mais il est très en voix et passe les parties en chant clair et ses vocaux grognés si particuliers de manière convaincante. Le batteur offre un support impeccable à des musiciens qui sont bien dans leur set et on se surprend à la tête avec sa bière à la main. Les brûlots du groupe s'enchaînent, passant largement en revue "Ei Kahetse Midagi" et "Vere Kutse Kohustab", que je ne peux que conseiller à tout amateur de militant flak'n'roll. Le son est très bon, c'est du velours.

Sobre mais super efficace, ce DVD vaut le détour. Achetez-moi ce live immédiatement !

Tracklist
01 – Terasvanne
02 – Kolmjalg
03 - Furor Aesticus
04 – Veri
05 – Aeg Ärgata
06 - Oskar Ruut
07 – Soomepoiss
08 - Eesti Auks
09 - Vanade Leegionäride Laul
10 - Valge Nägu
11 - Hauast Aupaistesse
12 – Kodu
13 - Sinu Mees, Sinu Vend, Sinu Poeg
14 – Voitluslipp
15 - Toelised Kuningad

Site officiel: http://www.loits.org
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23 septembre 2007 7 23 /09 /septembre /2007 22:30
compilation-antigeldof.jpg Compilation
Anti-Geldof Compilation
Supernal Music, 2007
 

C'est tout chaud, ça vient de sortir (de ma platine, hein). Voici la compilation "Anti-Geldof" que nous promet Supernal depuis un moment. Le programme annoncé de la bestiole était alléchant puisqu'on nous promettait des morceaux inédits de la part de groupes bien lourds de la scène ukrainienne. J'avais vu circuler les noms de Drudkh et Hate Forest notamment. Tout cela dans le but de passer un message politique avant tout. Au bilan, si je me fends d'une chronique, c'est pour vous passer moi aussi un message : ne l'achetez pas.

Cette compilation est un pétard mouillé de première. Des annonces faites, il reste Astrofaes qui propose un morceau rigide mais violent. Si Roman Saenko est de la partie, ce n'est pas avec Drudkh ou Hate Forest, mais avec son projet ambient Dark Ages que je trouve très moisi. Mais il n'atteint pas l'infâmie du morceau de Stalaggh, récupération probable d'une cassette audio passée au micro-ondes. Entre les groupes anglais dont le zéro Benighted Leams (projet du détenteur de Supernal, on fait comme on peut pour sortir ses albums) et la tripotée de groupes nord- et sud-américains bien bidons, les deux CD sont gavés de remplissage inintéressants. Et je ne vous parle du groupe de rac Defiance qui représente la France...

Il reste quoi alors ? Il reste le titre d'Astrofaes dont je parlais et qui déboite. Il reste le morceau d'Ashes, projet anglais qui vient de mourir. Très Drudkh/Hate Forest dans l'âme, cette compo est intéressante et donne envie de creuser les autres sorties de la formation. Comme les groupes sont gravés par ordre alphabétique, c'est après ces deux première pistes que commencent le déluge. Der Stürmer arrive à sauver sa tête avec une intro très drôle (dont je ne dévoile rien), hélas le reste du morceau ne suit pas (comme d'hab chez eux). Forefather propose aussi un morceau qui tient la route et sauve le second CD du naufrage total. On a fait le tour. C'est pauvrissime.

Il reste le livret, me direz-vous. 18 pages de propagande, pourquoi pas. Encore eut-il fallut que ce ne soit pas écrit en police gothique, particulièrement pénible pour déchiffrer l'anglais. Les moines copistes apprécieront. Pour ma part, j'ai rapidement abandonné. Le tracklisting dans le livret est même illisible, abusant des majuscules gothiques qui transforment le nom des groupes en pâté d'encre. Vendue une vingtaine d'euros, cette compilation ne vaut pas le coup. Téléchargez-là à la rigueur, mais ce sera déjà beaucoup. Je vous aurais prévenu...

Tracklist
01 - Ashes (UK) - Fimbulvetr
02 - Astrofaes (Ukraine) - A moment of Immortality
03 - Benighted Leams (UK) - Believe Submit Obey
04 - Bewitched (Chili) - Resistances Soundscape
05 - Contra Ingem Fatuum (UK) - The Belly of Black Attrition
06 - Dark Ages (Ukraine) - 1347
07 - Darkthule (Grèce) - Loyalty to the Blood
08 - Defiance (France) - The lions are Hungry
09 - Der sturmer (Grèce) - Poison of Modernity
10 - Ethereal Woods (UK) - Natural Selection
11 - Fanisk (USA) - Nemesis
12 - Forefather (UK) - Loyalty Bound
13 - Hammer (Finalnde) - Live h8
14 - Kenaz (USA) - Kenaz tod
15 - Stalaggh (Belgique) - sans titre
16 - Tanngrisnir (USA) - Cleansing by the Hammer
17 - The wizzard (Finlande) - Doomsday Radio
18 - Thesyre (Canada) - Intolerant
19 - Ulfhethnar (Argentine) - Voz
20 - White Hunter (UK) - Tide of Dirt
21 - Woods of Infinity (Suède) - Thule vaknar
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9 septembre 2007 7 09 /09 /septembre /2007 19:17
absurd-blutgericht.jpg Absurd
Blutgericht
Nebelfee Klangwerke, 2005
Allemagne.jpg

Alors là, si on m'avait dit un jour que je ferais une chronique positive des allemands Absurd, j'aurais ri. A grands éclats. Il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis et il faut dire qu'Absurd a fait un virage musical absolument stupéfiant. Alors si comme moi vous vous souveniez du NSBM revendiqué et pauvrissime des premières sorties du groupe, vous devriez continuer un peu la lecture. Absurd a dépassé le stade immortalisé dans "Lords of Chaos", celui qui les a fait connaître à d'autres personnes que leurs camarades de lycée. Je ne vais pas m'attarder sur cette période, on n'en a rien à braire.

En 2000, le line-up du groupe a complètement changé suite à l'abandon des principaux protagonistes précédemment emprisonnés. Le groupe n'est donc plus le Absurd d'origine, même s'ils ont gardé le nom (ce qui peut paraître absurde, me confie Jean Roucas). Je ne vais maintenant vous parle que de Blutgericht, puisque je ne connais pas le reste (et je suis preneur de conseils). Le groupe s'est réorienté vers un métal imbibé d'élans folk et limite dansants. L'ensemble est tonique, bien varié et ne néglige ni les pogos ni les élans mélancoliques. Utilisant des passages acoustiques (excellent sur "Gottloses Mordgesindel") aussi bien que des refrains très efficaces avec des chœurs et des riffs au gros esprit rock, Absurd nous pond un album mélodique autant qu'efficace qui garde une bonne hargne tout du long.

Cette hargne vient en grande partie du chant en allemand bien haché de Ronald Möbus. Un chant agressif qui sort du contexte métal (rac?) mais qui donne une bonne identité au groupe. Si j'ajoute que l'album a une bonne production bien claire, mettant en valeur les mélodies des guitares, vous comprendrez que Blutgericht tourne depuis quelques semaines chez moi. L'extrait proposé sur le MySpace est étrangement un des morceaux les moins intéressants de l'album, mais il vous donnera une idée du son d'ensemble. Si on m'avait dit que je parlais d'Absurd en ces termes, j'aurais ri, mais ri. Comme quoi, tout peut arriver…

Tracklist (40:28)
01 - Gottloses Mordgesindel (5:45)
02 – Heidenwut (2:45)
03 – Winterdämon (3:19)
04 - Die Galgenbrüder (4:32)
05 - Der Henker (3:55)
06 - Sturm bricht los (3:26)
07 - Die Freiheitskämpfer (3:33)
08 – Kriegertod (5:16)
09 - Totentanzlied aus Flandern (5:01)
10 – Wolfsblut (3:25)

Profil MySpace officiel : http://www.myspace.com/hordeabsurd

Site officiel : http://www.thepaganfront.com/absurd (pas à jour depuis 2001)
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11 août 2007 6 11 /08 /août /2007 20:00
 
svarga-simvolvoli.jpg     Svarga

Simvol Voli
Rarog Productions / Stellar Winter, 2005


Revenons dans les terres slaves pour cette chronique. Le Svarga dont il est question est le groupe ukrainien et non le groupe de pagan/folk de Moscou. Et du côté ukrainien, ce Svarga-ci n'a aucun rapport avec l'ancienne formation des membres de Triglav, Thunderkraft ou Svyatogor (qui sont de Kharkov) car le trio est de Kiev.

Lisant très mal le russe, je n'en sais pas plus sur l'identité des membres. Tout au plus, metal-archives précise qu'ils sont détenteurs du label Rarog Productions. Leurs photos y sont floutées pour cause de nationalisme aigu, comme le laissent penser des coupes de cheveux courtes et des atours communautaires. Le groupe est membre du Pagan Front, repère qui était/est très tendance et héberge un peu tout et n'importe quoi tant que c'est politisé. Mais on y trouve aussi d'excellentes formations.

Simvol Voli est le premier album de la formation, qui n'a été distribué dans nos pays occidentaux que sur le tard. Si je me souviens bien, je l'ai récupéré en 2005 seulement. Et pourtant cet album m'a mis sa petite baffe dès la première écoute. Leur black avec synthé est souvent agressif, mais portent quelques superbes mélodies toutes slaves qui sont développées sur de longues plages. Svarga distille des thèmes que ne renierait pas le mélancolique Drudkh dans ses œuvres, sans toutefois basculer dans le black/folk d'un Kroda.

Pour apprécier, il convient impérativement de ne pas avoir de poussée d'urticaire en présence d'un synthé, car les claviers sont parfois envahissants. Non pas que le synthé nous fasse des descentes et des montées de virtuose, mais les nappes sont simplement très présentes dans le mix. Pour ma part, cela ajoute une ambiance "bucolique" à un opus qui n'en demandait pas tant pour être accrocheur, comme on peut l'entendre sur le doucereux instrumental "Spirit of the Earth". Ces élans de synthé rappellent même par moments In the Nightside Eclipse (dans la seconde partie de Styag Peruna notamment). Le reste du son est bien plus radical, entre des guitares très medium-aigu et une voix crachant sa haine au fond d'un baril de lessive.

L'écoute du mini Yav' Vozdimaet, sorti en 2004 chez Stellar Winter, vaut également son pesant de riffs. Avec Kroda, Svarga avait été une de mes grosses sensations ukrainiennes de l'année 2005. Depuis, plus de nouveautés du groupe qui enchaîne pourtant les concerts. Plus qu'à réécouter ce premier album pour se consoler un peu, en attendant un second album hypothétique.

Tracklist (43:30)
1 - Perun's Flag (Styag Peruna) (6:42)
2 - Arias (Arii) (7:29)
3 - Spirit of The Earth (Dux Zyemli) (8:09)
4 - The Only Front (Odinij Front) (5:52)
5 - Symbol of The Freedom (Simvol Voli) (7:28)
6 - We Will Hear Swords (Skryeget Mechiv) (4:50)

Site officiel: http://www.thepaganfront.com/svarga
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4 août 2007 6 04 /08 /août /2007 15:00
slavia-strengthandvision.jpg5.jpg     Slavia

Strength and Vision
Drakkar Productions, 2007



Disiplin est parti en sucette en début d'année, redevenant un one-man band autour de General K (qui ne donne pas trop de nouvelles là). Le vocaliste Jonas Raskolnikov Christiansen, alias Jonas Aus Slavia ou Ausslavia, et le batteur Massimo Altomare, alias m:A Fog, s'en sont allés voir ailleurs. Si m:A Fog est présent sur le dernier Glorior Belli (que je vous conseille), c'est surtout sa participation au projet de Christiansen qui nous intéresse aujourd'hui.

Malgré toute une palanquée de démos depuis 1998, Slavia n'a au compteur que deux EP et ce tout nouvel album qui voit le jour chez nos compatriotes de Drakkar. Flairant encore une excellente formation, le label français a sorti en mars les pile poil 35 minutes de ce Strength and Hon… heu Vision, un Jihad totalitaire absolument jouissif. Car Slavia c'est du black, du bon gros sale qui fait headbanguer avec une grosse louche de provocation nauséabonde. Tour à tour lent et malsain, ou rentre-dedans et agressif, Slavia étale insolemment des morceaux avec une énorme fuck you attitude qui correspond bien à l'esprit de son leader.

Christiansen entrecoupe ses titres de samples de morceaux classiques, de chants allemands de la seconde guerre mondiale, de bruits de bataille ou même de chants arabes (en guise d'outro pour "Detector of Evil"). Ca provoque à tout-va dans un joyeux foutoir tout simplement excellent. Les compos partent un peu dans tous les sens, entre les titres efficaces, une outro d'album acoustiques et tous ces samples. Mais cette variété est vraiment salutaire et permet à l'opus de ne jamais tourner en rond. J'aurais bien aimé deux titres de plus, mais cette petite frustration donne encore plus envie de se rappuyer sur lecture.

La production des parties black est bien rêche et s'avère accrocheuse dès les premiers instants. Cet album est à se passer sans modération à très haut volume, tout en se feuilletant le livret simple mais oh combien direct. Très clairement, ce premier album de Slavia est un coup de boule en pleine face qui dépote. Pas de prise tête, mais juste du simple, du direct et du méchant qui tache !

Slavia sera ce mois au Hole in the Sky de Bergen, ce qui devrait déboîter grave en concert. Côté line-up, les deux guitaristes de Taake ont rejoint la bande. Le bassiste n'est autre que Hoest lui-même, qui ne pourra participer au Hole in the Sky pour cause… d'emprisonnement. Mort au peuple !


Tracklist (35:00)
1 - Intro (1:12)
2 - Pissdrained Castles Of Gold (8:04)
3 - The Blasphemic Art (2:08)
4 - Divided By Three (5:53)
5 - Detector Of Evil (2:06)
6 - Not Even Human Fucking Beings (3:58)
7 - The Ancient Light (3:01)
8 - The Abess Desecrator (5:25)
9 - Triolifum Repens (3:05)
Le mec qui a mis la tracklist sur metal-archives a fumé !!

Profil MySpace officiel : http://www.myspace.com/slavia
Site officiel : http://www.slavia.no

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16 juillet 2007 1 16 /07 /juillet /2007 16:40
dawn-slaughtersun.jpg     Dawn

Slaughtersun (Crown of the Triarchy)
Necropolis Records, 1998



Revenons quelques temps en arrière pour cette chronique. Ca fait un petit moment que je voulais vous parler du groupe suédois Dawn, injustement méconnu. Une courte discussion sur VS et la publication sur leur site officiel d'un nouvel extrait assez alléchant m'incite à passer à l'acte. Hé oui, Dawn revient et peut-être pour de bon cette fois. Le nouvel album, maintes fois annoncé, serait en finalisation. Le groupe a dû être motivé par l'évaporation de ses t-shirts officiels, malgré un prix assez élevé pour un simple logo. La preuve qu'il jouit encore d'une forte réputation dans l'underground. Et ce nouvel opus sera-t-il une récupération du troisième qui n'a jamais été enregistré ? Mystère…

Alors, pourquoi cette chronique ici et pas dans quelques temps dans les Remember me direz-vous ? Parce que je n'ai pas découvert Dawn à l'époque, tout simplement. Pourtant friand de black/death à la suédoise, je me nourrissais comme beaucoup de Dissection, de Naglfar, de Dark Tranquillity ou In Flames jusqu'à la lie. J'allais même jusqu'à me livrer à des écoutes attentives de pâles ersatz comme Gates of Ishtar ou The Everdawn. Tous ces albums arrivaient à montrer le bout de leur tranche dans les pages glacées de Metallian. Principalement le Far Away from the Sun de Sacramentum, sortie Adipocere oblige, qui avait eu une large couverture dans notre presse. Et pourtant Dawn, keudalle.

Handicapé par une instabilité de line-up chronique et très malvenue, les félons suédois ne parviendront jamais à faire parler d'eux en dehors de l'underground. Le gros problème de rotation des batteurs va même empêcher le groupe de jouer vraiment en live, l'annulation de la tournée potentielle avec Cradle of Filth en 1996 restant un gros raté. Enregistré début 1997, Slaughtersun ne voit le jour que l'année suivante chez les défunts Necropolis. Du temps de perdu, mais le pire est à venir. A l'aube des années 2000, le line-up ayant explosé et étant enfin re-constitué, le groupe entame la composition du successeur de Slaughtersun. Après trois ans de travail, alors que Dawn a décroché un contrat et s'apprête à concrétiser la bête en studio, le label ferme ses portes laissant ses groupes sur le carreau. A part la présence du batteur Tomas Asklund dans les rangs du Rebirth of Dissection, les membres de Dawn se font alors discrets, jusqu'à cette année où la machine redémarre vraiment... Mais revenons à nos moutons.

Si je vous parle de Slaughtersun précisément, ce n'est pas que je crains l'accident lingual en prononçant le titre du premier opus Nær Solen Gar Nider For Evogher. J'arrive bien à le dire, même à jeun. Non, c'est que ce deuxième album propose les titres les plus aboutis et travaillés de Dawn. Ne descendant jamais en dessous des huit minutes, les compos montrent un Dawn progressiste et désireux de faire évoluer ses thèmes mélodiques sur de longs instants, jusqu'à emporter son auditeur dans un ballet de notes dans la plus pure tradition du black suédois. Agressif, rapide mais mélodique ; cela pourrait résumer parfaitement cette offrande aux envolées grandioses.

L'album a été enregistré dans les machines du Abyss Studio sous la houlette de l'incontournable Peter Tägtgren, architecte sonore essentiel de l'époque. Les déflagrations sont impeccablement mises en boîte par un line-up de talent. Le batteur Jocke Pettersson fait un travail rythmique époustouflant, épaulant de sa puissance les lignes mélodiques mitonnées avec haine par Fredrik Söderberg. Le successeur au trône de Dissection nous tendait les bras et nous l'avons laissé filer… Il est temps de lui rendre plus que justice.

Si vous ne trouvez pas la sortie originale de Necropolis, qui n'est plus donné à notre époque, vous pouvez vous rabattre sur le digipack sorti chez Century Media en 2004. L'objet regroupe en deux CD l'intégrale de la discographie de cet immense groupe si peu connu pour son immense talent.


Tracklist (59:07)
1 - The Knell and the World (9:00)
2 - Falcula (10:10)
3 - To Achieve the Ancestral Powers (02:02)
4 - Ride the Wings of Pestilence (09:43)
5 - The Aphelion Deserts (08:31)
6 - Stalker's Blessing (08:21)
7 - Malediction Murder (11:06)
 
Un nouveau morceau est disponible en download sur le site du groupe !!
Site officiel : http://www.dawnband.com

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29 juin 2007 5 29 /06 /juin /2007 15:00
 
     Lutomysl

Catharsis
Propaganda, 2006 (MC)
Mercenary Musik, 2007 (CD)

Hé bien, il aura fallu plus d'un an pour que Mercenary Musik édite en CD le cinquième album de Lutomysl, qui n'était dispo chez Propaganda que sous format tape. D'ailleurs le label américain n'a pas fini le boulot, puisque Catharsis n'est toujours pas annoncé sur son site. Cette longue attente à trépigner aura-t-elle été bénéfique ? Je ne saurais vous le dire, mais Catharsis est à ce jour l'album de Lutomysl que je trouve le plus abouti et le plus accrocheur.

Le one-man project est toujours fidèle à son créneau : un black/death martial au son rugueux à souhait et aux mélodies typiques de la scène ukrainienne. Dès l'excellent final de "Jet Black Metal Art", je suis complètement conquis. La mélancolie slave se marie encore une fois avec des rythmiques rentre-dedans menées tambour battant par une BAR glaciale. Froid et agressif, Lutomysl fait à nouveau penser au Purity de Hate Forest, ne serait-ce que par la mise en avant d'une basse clinquante (flagrant notamment sur "As A Gleam Of The Morning Star..."). Sur ce terreau musical morbide, il ne reste qu'à placer la voix décharnée du bien-nommé Lutomysl, qui éructe sa haine comme un agonisant maudissant le monde.

Impeccablement exécutés dans le genre, les sept titres très homogènes forment un bloc qui écrase tout sur son passage. Ils se ressemblent beaucoup et ajoutent à cette impression d'écrasement, comme pouvait le faire Hate Forest dans ses élans martiaux. Encore une fois, le reproche qu'on peut faire au projet ukrainien est de proposer un album court (37 minutes). Mais peut-être qu'une durée plus longue pourrait lasser. L'Ukraine fait toujours rêver et ça fait plaisir...

Tracklist (37:06)
1 - Prologue (01:30)
2 - Jet Black Metal Art (06:24)
3 - As A Gleam Of The Morning Star... (07:13)
4 - Away ! (05:05)
5 - To Realize And Overcome! (04:47)
6 - Under Moning Star As A Bloody Dew... (06:18)
7 - Catharsis / Epilogue (05:49)

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17 juin 2007 7 17 /06 /juin /2007 20:00
 
     Svart Hat

Nihilistic Holocaust
Resistancia Underground, 2005


Svart Hat est le représentant le plus efficace du Hate Korp, fondé sous l'égide de Resistancia Underground. L'idéologie mise en avant par les groupes du dit-Hate Korp leur ferme les portes de VS, webzine qu'ils dénigrent avec allégresse parmi tant d'autres (c'est bien triste tout ça, on est tellement peu nombreux). Et parmi d'infâmes productions fumeuses enrobées de descriptions verbeuses, il faut noter la présence de quelques perles dont Svart Hat qui sort très joliment du lot.

One man project de Skoll (également responsable de Honos Aquilae ou Gladsheim), Svart Hat prône le chaos et la guerre totale jusqu'à l'extinction de la société telle que nous la connaissons. Féroce et brutal, le black de Svart Hat est délicieusement raw. Les guitares bruissent dans un déluge crispant. La voix est un hurlement haineux, postillonnant son dégoût sans fin. Et malgré une recherche d'extrémisme avérée, les compos sont très bien agencées, portant des thèmes mélodiques qui se développent sur des durées assez longues pour le style. Svart Hat parvient à garder intacte sa colère de bout en bout, ce qui est réellement la performance de cet album démo. Seul l'interlude "Nuclear Eclipse", qui sert de jonction entre la "Holocaust Side" et la "Post Holocaust Side", permet de souffler un peu dans un album intense qui laisse des traces à la fin de l'écoute.

Si je vous parle aujourd'hui de cette démo CDr éditée en 2005, c'est qu'elle a été rééditée en 12" par Black Hate Productions en octobre dernier. Les possesseurs de platine vinyl seront jouasses de pouvoir profiter de l'objet qui reste ultra-limitée (350 ex). Si vous avez raté la démo CDr sold-out limitée à 150 malheureux exemplaires, vous pouvez encore trouver quelques survivants nageant dans les tréfonds de distro UG (comme Insidious Poisoning, il mérite de la pub). Avec un peu de chance, ça va même faire chier les mecs du RU que je leur fasse de la pub...


Tracklist (51:02)
1 - War March (intro) (0:43)
2 - World War III (5:21)
3 - Nihilistic Holocaust (7:27)
4 - Mental Genocide (9:19)
5 - Nuclear Eclipse (2:29)
6 - Black Lethal Rain (6:42)
7 - The Third Ascetic of Hatred (6:48)
8 - Black Bubonic Plague (6:24)
9 - Guilty (Belketre Cover) (5:44)

Site officiel: http://www.resistancia-ug.org
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