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  • : Le Blog du Gâteau Se© résume toutes les parutions que j'ai pu commettre sous le pseudonyme de Prince de Lu. Des liens vers mes chroniques, live reports, interviews.
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14 juillet 2008 1 14 /07 /juillet /2008 18:12

Northern Breeze
Sailing to the North
Candaria Demon Productions, 2006



Aaah, la brise du nord. Celle qui vous caresse avec douceur le visage. Manque de bol, notre brise du jour a plutôt l'intention de nous latter les couilles. Et par derrière en plus, car de nordique elle n'a que le nom. Northern Breeze est en réalité un groupe grec, fondé par des membres du combo death Inward Sanctum. Le duo, appuyé par un batteur de session, a sorti les démos Legacy of Hatred en 2001 et Promo 2004 en 2005... nan j'déconne en 2004, évidemment. Ils travaillent ensuite jusqu'en 2006 pour sortir leur premier album quasi autoproduit dont la pochette très bleue orne le coin de cette chronique.

Sailing to the North est un album de black mélodique influencé par les combos scandinaves, et en premier lieu Dissection. Northern Breeze enchaine les riffs mélodiques à grands renforts de double, en parvenant toujours à placer un refrain ou un pont très accrocheur. Si les huit titres de l'album tiennent à peine sur un peu plus de 33 minutes, ils soufflent en continu le vent glacial du nord dans une production assez roots.

J'ai été bien accroché par ce groupe découvert au détour d'un profil MySpace. Alors pourquoi pas vous? Si vous aimez les sonorités héritées de Dissection, il n'y a pas à hésiter une seconde. D'autant plus qu'il suffit d'envoyer cinq euros dans une enveloppe pour voir débarquer un album dans sa boîte aux lettres. Et ça, ça fait toujours plaisir.


Tracklist (33:39)
1 - Legacy of Hatred (3:45)
2 - Dream Valley (4:34)
3 - The Field Where I Died (3:37)
4 - Delightful Limbo (4:42)
5 - Northern Breeze (3:38)
6 - Night Breed (3:50)
7 - Father of All Times (5:41)
8 - The World at War (4:05)

Site officiel: http://www.inner-breeze.cjb.net

Profil MySpace officiel: http://www.myspace.com/innerbreeze


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6 juillet 2008 7 06 /07 /juillet /2008 21:38

Lutomysl
De Produndis
Supernal Music, 2007



Souviendez-vous, je vous avais causé en bien du précédent album de Lutomysl, intitulé Catharsis, il y a pas un peu plus d'un an. Il était donc normal que le nouvel effort du projet solo ukrainien revienne fouler les pages de ce blog. Je sens la question poindre "Pourquoi une chronique planquée ici et pas en gros sur VS?". Pour tout dire, ce n'est pas Lutomysl en lui-même qui me dérange mais son label anglais. Bon, déjà, les Anglais, c'est l'ennemi séculaire. Rien que pour ça, ça mérite des mesquineries. Et puis j'ai beaucoup de mal avec le boss de Supernal, sa philosophie de comptoir skin qu'il étale sur son blog et son antipathie à chaque échange de mail. Monsieur le british, je vous proute, malgré la grande qualité musicale de vos signatures de l'Est.

Sinon, quoi de neuf chez Lutomysl? Hé bien, par rapport à un déjà excellent Catharsis, le bonhomme a mis la barre encore plus haute. Ne focalisant pas sur le bourrinage ô combien efficace de son black/death martial, il en garde la vigueur et y ajoute des pincées de mélancolie toute slave. Vous trouverez donc bien les blasts furieux auxquels nous a habitués le projet, mais ils sont nappés de mélodies et entrecoupés de passages plombés qui rapprochent clairement Lutomysl des élans d'un Drudkh par endroits. Le projet garde sa patte et des passages bien noirs comme la partie centrale de "Peace is not found! (Ode to Lucifer)". Des thèmes mélodiques comme celui de "The Night" ou la partie son clair de "Angel with the Sign…" sont simplement excellents. Raaah, lovely.

Lutomysl s'égosille à pleins poumons dans ses appels désespérés pour échapper aux ténèbres. La production est encore différente par rapport au précédent opus. Encore une fois, je trouve que le son de caisse claire claquant, la basse et la guitare toutes deux grésillantes rapprochent Lutomysl des sonorités de Drukh, voire Hate Forest. L'exécution est impeccable et le jeu de batterie de Yuriy Sinitisky y ajoute beaucoup au riffing de Lutomysl. Pour info, le bretteur a laissé ses parties de batterie, entre autres, sur Blood of Kingu, Lucifugum, Drudkh ou Profane Solitude (projet pré-Lutomysl).

Seul défaut de cet album, sa durée. Il ne fait que 52 minute, là où j'en aurai bien pris pour 3 heures. Mais il parait que ça ne rentre plus sur le CD si c'est trop long. Sinon, c'est de la méga-balle et pis c'est tout. Faites moi plaisir, n'achetez pas cet album chez le gusse de Supernal. Mais sinon achetez-le, hein.

Tracklist (51:40)
1 - Thou Shalt Shine (6:20)
2 - The Blade of Reality (5:57)
3 - Peace is not Found! (Ode to Lucifer) (6:08)
4 - The Nigth (7:17)
5 - Angel with the Sign of Damnation on His Brow (6:44)
6 - Autumn Etude in Crimson Tones (4:29)
7 - My Way (6:52)
8 - Proclamation (6:47)

Profil MySpace officiel: http://www.myspace.com/lutomysl
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1 juin 2008 7 01 /06 /juin /2008 20:36

Arkona
Konstelacja Lodu
Eclipse Productions, 2003



Dans une période où on parle de plus en plus du groupe de folk metal russe Arkona (et tant mieux pour eux), il est plus que temps de rendre hommage à un autre Arkona. Le Polonais, cette fois. Pour être complet au niveau des groupes qui portent le nom de la dernière cité slave, il existait aussi un second groupe russe, également de Moscou. Cette entité portée sur le NSBM (ce qui n'aide pas à savoir quel style ils jouaient) est devenu Varyag en 2005. Cela va nous simplifier la vie, d'autant plus que leur doom/pagan nationaliste est… heu… très miteux… Donc, pour ma part, hop oubli. Mais revenons aux Polonais.

Si les surproductions polonaises à la Behemoth ne sont pas désagréables à se mettre dans l'oreille, il est aussi bon parfois de s'envoyer du bien plus crado. Du truc qui tâche en laissant du sang au fond du lavabo. Et c'est là que je sors un p'tit Konstelacja Lodu de l'armoire magique. Pourquoi cet album-ci? Peut-être parce que j'ai découvert Arkona avec leur album blanc, aussi estomaqué par le côté crassou du logo comme de la musique.

L'assaut black est ultra-raw, rapide comme l'éclair, avec par instants un synthé qui semble à l'agonie qui vient surnager pour parfaire les ambiances. Avec une dévotion implacable à annihiler les mélodies, Arkona éructe sa haine du christianisme dans des charges barbares. Le tempo redescend très peu, juste le temps d'un ou deux riffs plus rock'n'roll. Sinon, Arkona attend la constellation de glace à coups de blasts furieux et de tremolos continus. Je ne vais pas pousser plus loin une description inutile ; Arkona, ça se subit à volume élevé et pis c'est tout.

Malgré une production qui parait dégoulinante de prime abord, Arkona trouve un équilibre presque parfait. Certes, le son est primaire, mais chaque instrument est audible une fois qu'on a détecté sa fréquence. Le chaos ambiant est encore renforcé par une véritable lutte intestine de chaque membre du groupe pour se trouver au premier plan. Et selon les riffs, les guitares, le synthé ou même la basse prennent les devants. Seule la voix et la batterie se trouvent réellement en première ligne constante. Et sur des blasts et des parties de double surhumaines, les lignes vocales en polonais ajoutent à l'agression primitive.

L'homme vient de retourner à l'état de bête le temps d'un album.

Tracklist (42:12)
1 - Módl siê do wiatru o powrót mój (Pray to the Wind for My Return...) (5:56)
2 - Gdzie Bogowie s' Jak Bracia i Siostry (Where the Gods are Like Brothers and Sisters...) (7:50)
3 - Ch'odne i Dostojne s' Nasze Oblicza (Cold and Distinguished are Our Faces...) (5:33)
4 - Moja Mistyczna Droga do Gwiazd (My Mystic Way to the Stars...) (5:06)
5 - Kiedy Psy w Zagrodach Ujadaj' (When the Hounds are Barking in the Farmsteads...) (7:27)
6 - W Mglistej Konstelacji Lodu (In the Foggy Constellation of Ice...) (10:18)

Site officiel: http://www.lysaeon.com/arkona/intro.html
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11 mai 2008 7 11 /05 /mai /2008 19:47

Macabre Omen
The Ancient Returns
Blutenreinheit Productions, 2005



Allez hop, il fait beau, il fait chaud, c'est le moment idéal pour retourner se dorer la pilule sur une plage paradisiaque. Et notre dose homéopathique de black blogal nous est offerte par les laboratoires polonais du Blutenreinheit. Cette pharmacie a en stock des principes actifs assez costauds, par exemple du Hate Forest ("To Twilight Thickets") ou du Arkona polonais ("Raw Years 1993-1995"). Comme vous le constatez, Blutenreinheit s'intéresse aux recettes de grand-maman qui ont fait leur preuve, des sirops qui font tousser et qui détraquent tout à l'intérieur pour notre plus grand bien.

Donc, il n'est pas très étonnant de trouver dans cette pharmacopée musclée un groupe comme Macabre Omen. Dès le titre de l'album, on comprend que la formation pratique une formule de black à l'ancienne. Et sans la date de péremption indiquée ci-dessus, vous auriez pu vous demander de quand datait réellement cette prescription old school. Mais n'allez pas croire à un assaut de raw black à la scandinave. Que nenni, nous sommes ici en terre hellène et la musique est épique. Si le souffle de Nocternity ou de Kawir vous a fait choir (à cheveux), il y a fort à parier que Macabre Omen saura vous titiller le cortex.

Commencez d'abord par monter le volume, car le son est bas. Ensuite laisser vous porter par des rythmiques mélodiques qui viennent se briser sur l'écume de riffs épiques, lentement déroulés et répétés. La musique porte une voix black aigue, déchirée comme dans Silencer, et par intermittences une voix parlée cérémoniale. Mais ces chants de désespoir n'apparaissent que très peu sur une ode instrumentale aux anciennes divinités.

Macabre Omen s'inscrit comme une lente procession païenne, invitant à invoquer les anciens dieux. Les riffs sont toujours aussi absolument typiques de cette identité grecque que c'en est un régal. "A Call from Gods to God" aurait pu être composé par un Rotting Christ des premiers temps. La recette est un peu toujours la même sur l'ensemble de l'album, mais il est très plaisant de se laisser prendre au jeu limpide de ce projet. Une accélération redonne un peu de dynamique de temps à autre, puis on reprend la longue marche funèbre vers les Enfers, jusqu'à un final de plus de dix minutes.

Réalisée à l'italien Big Wave Studios (où a été accouché le "Death is Coming" de Frostmoon Eclipse), la production est doucereuse et limite cotonneuse. Elle laisse toute leur place autant aux lentes mélopées de claviers en retrait qu'aux thèmes mélodiques tranchants des guitares. L'ensemble parait toujours légèrement diffus et reste impeccable autant dans les passages furibards que dans les moments de contemplation.

Bien plus porté sur un mid tempo hypnotique, Macabre Omen offre un retour sonore aux sources au début de la scène grecque. Excellente surprise pour ma part, cet unique album me donnerait fortement envie de m'intéresser plus avant aux très nombreux splits proposés par le groupe. Hélas, la monomanie du vinyl et des sorties aux durées plus courtes les unes que les autres me guérissent très vite de ma curiosité et j'attends désormais une sortie de ce soin curatif sur un unique CD.

Tracklist (38:23)
1 - In Memory... (5:37)
2 - A call from Gods to God (6:23)
3 - An Ode to Rhode (5:52)
4 - The Perfect Sound of North vs South (8:50)
5 - Hellas - Ode A/Ode B (11:39)

Site officiel: http://www.macabreomen.cjb.net

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11 mai 2008 7 11 /05 /mai /2008 12:32
slavia-strengthandvision.jpg Blut Aus Nord
Memoria Vetusta I - Fathers of the Icy Age
Impure Creations Records, 1996

5.jpg

A l'heure où s'ébauche enfin "Memoria Vetusta II", l'envie est grande de se replonger dans les méandres de la discographie du projet nordiste. BAN, comme on dit désormais, a considérablement évolué et se retrouve depuis quelques années porte-étendard d'un black français avant-gardiste auprès d'un public fort différent de celui qui a vu ses débuts. Vindsval ne cache pas son détachement par rapport à la scène black actuelle, même s'il continue de proposer des œuvres qui flirtent avec le style (de plus en plus même, avec le retour dans le passé nostalgique perceptible dans "Odinist").

Vindsval crée le projet en 1993 sous le patronyme Vlad. Après deux démos ("In The Mist" et "Yggdrasil", qui valent déjà le détour), le sieur renomme son projet Blut Aus Nord, qui signifie "Sang du Nord" même si la grammaire en est incorrecte. "Ultima Thulée" sort en 1995 chez Impure Creations Records, un label dédié au black metal qui deviendra Velvet Music International quelques temps plus tard et qui sortira les premiers efforts d'Yyrkoon, Necromicon, Wallachia, Mundanus Imperium et les sous-projets de Vindsval (dont l'excellent album de The Eye et le très moyen MCD de Children of Maani). J'avoue ne pas être fan de "Ultima Thulée" que je trouve trop difficile d'accès à cause de sa non-production.

C'est en 1996 que sort le second album de BAN dont le titre s'étale en haut de cette page, toujours chez Impure Creations Records. Ce deuxième opus bénéficie alors d'un minimum de promotion et c'est d'ailleurs au détour d'un encart publicitaire que mon œil a été accroché par cette superbe pochette (tiré du tableau "Les Enfers" par François de Nomé). C'était le bon temps de la commande-découverte sans écoute préalable, alors hop "allô Adipo". Et là, c'est le drame…

Plongé dans la scène nordique jusqu'au cou, je ne m'attendais à trouver une telle froideur et une telle agressivité dans notre Nord à nous. La production râpeuse et dense est une gangue qui capture l'auditeur et l'entraîne dans les tréfonds d'un monde glacial en pleine mutation. Le mur sonore ne laisse apparaître que des vagues de mélodies sur lesquelles surnagent des guitares acérées et une voix criarde et haineuse. BAN s'empare du black scandinave le plus malsain pour en tirer un raw de première bourre avec énormément de personnalité.

Le génie de Vindsval est de ne pas s'être cantonné à placer un alignement de blasts pour jouer la brutalité. Au milieu du déferlement rythmique, BAN ose également le break plus aérien, avec un lead lent et une voix claire fantomatique qui hurle à pleins poumons son désespoir. Les titres profitent pleinement de ce contraste entre la rage des rythmiques blastées et la mélancolie profonde des parties plus lentes. C'est là que BAN fait totalement mouche et ne lâche plus son emprise jusqu'à l'ultime minute, celle qui ramène au début du cycle. Chaque titre est indispensable dans un album sans erreur qui joue sur les deux facettes du groupe, en proposant des riffs moulinés à la patte Vindsval.

Car côté riffs, le bonhomme impose son jeu. Encore aujourd'hui, j'ai l'impression de tomber sur un mur à l'écoute du break thrashy de la première partie de "Sons of Wisdom, Master of Elements" (celui avec le chant clair justement) ou bien sur les riffs plus viking du titre éponyme. Quand je parle de mur, j'évoque ce genre d'enchainements qui frappe l'esprit. Celui dont on se dit qu'il est tout à fait logiquement à sa place, qu'il est lumineux quand on l'écoute et qu'on est un peu jaloux de ne pas l'avoir pondu. Je ne sais pas trop ce que Vindsval aimait dévorer à l'époque, peut-être du Immortal croisé avec du Enslaved, peut-être du plus UG. Le résultat est encore aujourd'hui impressionnant de maturité et d'une personnalité qui demeure unique. Chaque titre est un bloc de riffs dont l'assemblage s'envole vers l'excellence au fil des mesures pour laisser sur le cul de par l'ambiance dégagée.

S'ajoute à ce florilège de compliments, un travail rigoureux de mise en place. Hormis pour les parties de basse (6 cordes, siouplait) où Vindsval se fait épauler d'un compère, le bonhomme tient à lui seul toute l'instrumentation. Et c'est nickel en place. Aucune approximation ne vient troubler l'immersion totale dans ce monde misanthropique, aussi bien dans l'exécution des riffs les plus rapides que la mise en place des leads les plus mélodiques.

Fermez les yeux et vous vous retrouverez complètement seul dans un monde désolé, debout au milieu d'une plaine battue par les vents, là où le corps s'abandonne avec délice à un froid qui le pénètre jusqu'aux os. Alors que les amateurs ont les yeux rivés vers les rivages scandinaves, c'est bien de chez nous que provient une des œuvres les plus extrêmes de 1996. Une œuvre qui a largement gagné son intemporalité et qui pèsera dès sa sortie sur les épaules de BAN. C'est donc dans une direction différente que s'orientera le très brutal "The Mystical Beast of Rebellion" en 2001 (5 ans plus tard !!). Pour retrouver ce BAN-ci, il faut se pencher sur "Supremacy" de The Eye de qui vous savez, sorti en 1997. Et on nous fait aujourd'hui miroiter un retour aux sources avec "Memoria Vetusta II". Seuls les croyants savent que Dieu existe…

Tracklist (45:14)
1 - Slaughterday (the Heathen Blood of Ours) (6:50)
2 - On the Path of Wolf.. towards Dwarfhill (5:46)
3 - Sons of Wisdom, Master of Elements (6:07)
4 - The forsaken Voices of the Ghostwood's Shadowy Realm (6:01)
5 - The Territory of Witches / Guardians of the Dark Lake (8:12)
6 - Day of Revenge (the impure Blood of Theirs) (5:16)
7 - Fathers of the Icy Age (7:00)

Site officiel : http://www.e-c-h-o-e-s.com/ban/index.html

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12 avril 2008 6 12 /04 /avril /2008 18:26

Smaga
My Lands
Dark Moon Productions, 2007



Comme promis, il y a fort longtemps (dans une galaxie très lointaine), nous allons revenir dans les terres slaves pour cette nouvelle chronique. Histoire de changer un peu, penchons nous sur le cas d'un petit quarteron de groupes russes issus de Tugulym. Enfin, je parle de quarteron et je n'en connais en fait que deux.

D'un côté, vous avez Vspolox (aussi orthographié Vspoloh) qui a sorti sa démo autoproduite "Sumerki" en 2005. Sans être indispensable, elle vaut le coup d'oreille. Vous pourrez profiter de la réédition l'année dernière de la bestiole réintitulée "Sumerki (The Dusk)" chez Hammermark Art, un label allemand à suivre pour tout amateur de pagan slave. Depuis juin 2007, le groupe a un peu cessé ses activités en attendant le retour de leur chanteur/guitariste parti sous les drapeaux russes pendant un an et demi. On lui souhaite de ne pas trop manger tchétchène dans les prochains mois.

En parallèle, l'autre guitariste Velemudr a monté Smaga en 2006. Le groupe n'a rien sorti jusqu'à cet EP au titre agricole sorti en janvier 2008 chez le label finlandais Darkmoon Productions. Et autant vous dire que je pense le plus grand bien des 18 minutes de ce MCD. Vraiment le plus grand bien.

Rageur, dynamique, mélodique, mélancolique, avec ses illustrations qui évoquent la grande nation slave, Smaga a tout pour se mettre dans la poche les amateurs de pagan ukraino-russe. Le flûtiau et les thèmes épiques en moins, Smaga ne peut qu'évoquer de brillants groupes comme Kroda ou Pagan Reign (dont je ne vous ai jamais parlé, honte à mon choco fourré). En quatre titres de cinq minutes, la formation emporte la fermière, le beurre et la cuillère en seulement quelques riffs.

La production reste équivalente à ce qu'on trouve dans les environs. Ca reste assez brut de décoffrage, mais l'ensemble s'écoute parfaitement. Peut-être que les guitares grésillent un peu et que la batterie sonne un poil trop synthétique, mais c'est ce qui fait le charme des sorties de ce coin du globe. Je précise que le line-up qui a enregistré ces titres est composé du guitariste Ozmir et de Velemudr (qui s'occupe de tout le reste). Le résultat est nickel niveau mise en place et interprétation. Le duo se permet même des chants clairs sur le titre éponyme qui ne seront pas sans rappeler à certains les voix de l'excellent album de Chur.

Bref, c'est du bon. Huit euros port inclus sur le site du label. Mangez-en. Reprenez-en.


Tracklist (18:34)
1 – The Prophetic (5:09)
2 – Perun's Arrow (5:05)
3 - Into the Forest Far Beyond the Rainbow (4:04)
4 – My Lands (4:13)

Des extraits sur le site du label (deux lignes plus bas, je suis un père pour vous)

Site officiel: http://www.smaga.org
Site du label : http://www.darkmoonzine.net/dmp

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9 mars 2008 7 09 /03 /mars /2008 22:40
Aeternus
Beyond the Wandering Moon
Hammerheart Records, 1997

5.jpg

Probablement par manque de poisson (ou un début d'Alzheimer), ma mémoire flanche par moments. Voilà que je ne me souviens plus comment j'ai croisé la route du groupe norvégien Aeternus il y a maintenant onze ans. Les options ne sont pas nombreuses : soit j'ai acheté le CD par curiosité en voyant la pochette énigmatique de "Beyond the Wandering Moon" dans un Metallian, soit j'ai commandé au pif dans le catalogue Adipocere de l'époque en me fiant à une liste de remerciements dans un CD ou au descriptif stylistique nébuleux du dit-catalogue. Bref, ce n'est pas très essentiel, l'important étant qu'on parle des débuts d'un groupe qui a changé son fusil d'épaule depuis. Groupe qui avait le bon goût d'être signé par l'excellente écurie Hammerheart.

Cette pochette qui aurait pu être celle d'un album d'Ulver ne trompe pas sur la marchandise. C'est norvégien, c'est du black, c'est inspiré par la forêt éclairée par la pleine lune. Mais Aeternus se démarque de ses contemporains en optant pour un black/folk bourrin à tendance très atmosphérique. Les rythmiques sont écrasantes de rapidité et de puissance ou bien les riffs sont lents et longuement étalés comme une procession. Les leads mélodiques apportent ce côté folk complémentaire aux thèmes développés par les rythmiques. Aeternus est un tout indissociable alternant entre l'impitoyable et le mélodique, une machine de guerre qui avance en écrasant tout sur son passage mais qui dévoile sa poésie par instants. Le Juggernaut personnifié dans toute sa splendeur. Il ne faut pas longtemps pour se persuader que le mélange fonctionne. Dès "Sworn Revenge", l'auditeur prend de plein fouet une entrée en matière brutale et sans concession qui enchaine après deux minutes sur un passage atmosphérique survolé par un lead folk aérien. Et vlan, on reprend un massif d'arbres sur la gueule.

Ares plaque ses accords plombés et gronde comme un dieu en colère. D'ailleurs, beaucoup n'arriveront pas à se faire à cette voix assez monocorde qui est montrée comme la principale faiblesse du groupe. Pour ma part, elle fait partie intégrante de l'identité de la formation. Vrolok est un diable sur sa batterie, envoyant des parties de double hallucinantes de vitesse pendant de très longs riffs. Il apporte tout le dynamisme aux compositions par sa frappe puissante et sa vélocité. Morrigan, la bassiste mais également pianiste, n'est pas en reste. Elle est responsable de nombreuses mélodies et de passages au groove hypnotique. D'ailleurs après son départ, Aeternus virera dans le death brutal sans génie où il est cantonné aujourd'hui. Je sais qu'elle est partie rejoindre une autre formation, mais je n'ai pas remis de nom dessus. Un bombec rose à qui me donnera le nom du groupe où elle a officié par la suite.

Mis en boîte au légendaire Grieghallen, "Beyond the Wandering Moon" est un album dense, puissant, dont le caractère envoutant se révèle au fil de l'écoute. Le headbang se déclare inexorablement, déclenché par une pulsation lente mais implacable. Si "…And so the Night Became" démontre du même génie (bien que son intro soit un peu longue), c'est ce premier album guerrier et rageur que je préfère dans leur discographie. Après des prestations live souvent décevantes et sa réorientation stylistique à l'orée du nouveau millénaire, Aeternus se fera gentiment oublier. Il reste la nostalgie de toute une époque.

Tracklist (65:09)
1 - Under the Blade of the Dead (2:09)
2 - Sworn Revenge (6:35)
3 - White Realm (6:36)
4 - Sentinels of Darkness (8:55)
5 - Embraced (7:18)
6 - Vind (7:07)
7 - Waiting for the Storms (5:57)
8 - Winter Tale (8:15)
9 - To Enter the Realm of Legend (7:53)
10 - The Last Feast (4:22)

Site officiel: http://www.aeternus.no
Profil MySpace : http://www.myspace.com/aeternusnor

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9 mars 2008 7 09 /03 /mars /2008 22:30
Hecate Enthroned
The Slaughter of Innocence -
A Requiem for the Mighty

Blackend Records, 1997




J'en vois déjà qui sortent le canon de 125 rien qu'en lisant le sujet de la chronique. Ben oui, Hecate Enthroned. Le groupe anglais sur lequel Dani Filth himself a copieusement chié autant qu'il a pu remplir son pantalon en plastique. Les communiqués de presse "Bouhou, c'est des vilains, ils nous ont volé nos riffs" étaient déjà le signe avant-coureur d'un Cradle qui se prenait pour le nombril du black. A la décharge de Dani, Hecate Enthroned a abrité Jon, premier bassiste de CoF qui n'a apparemment pas quitté le groupe en très bons termes. Le bonhomme va alors former/rejoindre Daemonum avec les guitaristes Nigel et Marc (les sources sur cette période divergent). Ce qui est certain, c'est que le groupe de black/death Daemonum va devenir Hecate Enthroned en 1995.

Après une démo "An Ode for a Haunted Wood" (le clip est hilarant, si vous réussissez à mettre la main dessus) et un premier EP "Upon Promethean Shores", Hecate Enthroned trouve alors son régime de croisière. La formation officie dans un black sympho grandiloquent et dévastateur, le même que celui que Cradle a su faire exploser à la face du monde avec "Dusk...". Jon est ici le vocaliste et il opte pour des hurlements suraigus dans la lignée des cris de Dani. Oui, il faut le reconnaitre, les similitudes sont nombreuses. Mais ce n'est pas parce que Slayer a plaqué un riff qu'on doit interdire tout groupe qui joue du thrash en étant influencé par Slayer.

Et, au milieu des kids qui ont craché leur fiel sur Hecate Enthroned en suivant aveuglément Dani, combien ont écouté cette Némésis qui soit disant menaçait le groupe de black le plus vendeur du moment ? Ils se seraient peut-être rendu compte que l'ersatz anglais avait également de grandes qualités, qualités qui à mon humble avis les portes au panthéon du black sympho. Mais certainement pas l'ambition de détrôner le berceau de son perchoir. Certes Hecate Enthroned joue dans la même cour, mais qui plus est ils le font bien. Ecoutez le pont central absolument magistral de "Beneath a December Twilight" (ça me colle des frissons à chaque écoute). Ecoutez l'implacable "Within the Ruins of Eden" ou "The Danse Macabre". Ecoutez toute la grâce malsaine de l'intro de "The Spell of the Winter Forest" et son final désespéré, la noire mélancolie de l'interlude "A Monument for Eternal Martyrdom". Si vous n'avez pas l'impression d'avoir ouvert la porte d'un autre monde démoniaque, c'est que vous n'avez pas mis le son.

Alors que CoF nous attirait dans l'ambiance gothique d'un film de la Hammer, Hecate Enthroned nous agrippait pour nous trainer dans un caveau au fond d'un cimetière brumeux. Car au contraire de Cradle qui commence à miser sur une production plus conséquente, Hecate s'agrippe à un son sec et agressif qui fera tourner le dos de nombreux fans naissants du black. L'univers sonore est concocté par Andy Sneap (Machine Head, Opeth, Cathedral, Arch Enemy, Testament) dans ses Backstage Studios du Derbyshire. Les parties de clavier de Michael sont magistrales, au moins aussi survoltées que celle d'un Damien dans CoF. Les riffs sont tronçonnés à grande vitesse, pulsés par une batterie rentre-dedans. Une ambiance froide de haine spectrale se développe. Et là-dessus vient se greffer la voix de damné d'un Jon littéralement possédé. Certes, on ne comprend rien à la bouillie litanique qui sert de voix, mais ce chant infernal est à glacer le sang tellement il est inhumain et agressif. Jon poussera le bouchon encore plus loin sur "Dark Requiems...", mais c'est sur ce second album qu'il me semble avoir atteint l'équilibre entre l'humain habité par la douleur, pétri de haine et un démon échappé des Enfers.

S'ensuivra "Dark requiems and Unsilent Massacres" qui mériterait également sa place dans cette section. Et puis Hecate Enthroned se sabordera avec le départ de son clavier et de son hurleur (tout comme Cradle ne se remettra jamais du départ de Damien). S'orientant plus vers un black/death sans envergure, "Kings of Chaos" signera la fin d'une époque et le début des errements d'un groupe qui s'est définitivement perdu. Ils auraient mérité un meilleur sort, mais le public en a décidé autrement. Enculé de Dani...


Tracklist (47:17)
1 - Goetia (1:25)
2 - Beneath A December Twilight (6:51)
3 - The Spell Of The Winter Forest (6:47)
4 - Aflame In The Halls Of Blasphemy (5:42)
5 - A Monument For Eternal Martyrdom (3:00)
6 - The Slaughter Of Innocence, A Requiem For The Mighty (4:49)
7 - At The Haunted Gallows Of Dawn (3:38)
8 - Christfire (4:18)
9 - Within The Ruins Of Eden (5:58)
10 - The Danse Macabre (3:42)
11 - The Beckoning (An Eternity Of Darkness) (1:05)

Site officiel : http://www.hecate-enthroned.co.uk
Profil MySpace : http://www.myspace.com/wearehecateenthroned
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26 janvier 2008 6 26 /01 /janvier /2008 16:43
theshadoworder-untold.jpg The Shadow Order
Untold
Nykta, 2006
15.jpg

Chacun d'entre nous s'est déjà posé cette question en s'écoutant un skeud : mais pourquoi personne ne parle de cet excellent groupe alors qu'on nous rabat les oreilles avec la dernière merde de –bip- ? Cette question, je me la pose depuis un sacré moment avec les Grecs de The Shadow Order. J'ai bien essayé d'attendre quelques mois après avoir acheté Untold, le temps pour moi d'investir tranquillement dans le reste de leur disco "accessible". Et j'avoue avoir été très occupé par mes zines. Mais non, il faut se rendre à l'évidence. Malgré une bonne attente, personne (ou trop peu pour que je le vois) ne parle de The Shadow Order. Ils auraient dû se baptiser The Light Order, ça aurait peut-être été plus efficace. Bon, hé bien, parlons-en.

The Shadow Order, ça bute. Voilà, j'ai fait le tour. Ah non, ils ont aussi les bras tendus (petite précision afin de rassurer le lectorat le plus émotif). Comment ? Plus de détails ? Vous êtes ferrés, les gars.

The Shadow Order a commencé sa carrière à la fin des années 90. Son penchant politique très violent a cantonné ses sorties à des distros qu'aiment fréquenter les RG. J'en ai un peu chié pour trouver Raise the Banners sorti en 2001 chez Triskelon Records ou Sons of Zeus, split avec les Américains Grom sorti en 2003 chez Pagan Nations Rising. Le reste de leur disco, que je n'ai pas pu écouter, est constitué d'un split avec Akitsa paru en 2004 chez Splendour Productions et le très court split A Fallen World's Conspirancy avec Verivala sorti en 2006 chez Obscure Abhorrence Productions. Bref, des fréquentations peu recommandables. Mais The Shadow Order, ça bute.

Sorti chez Nykta, label grec plus aisément trouvable, Untold est la dernière livraison du trio hellène. On trouve dans les rangs Pyrron, également vocaliste dans Kampf (c'est pas top ça, mais l'autre gusse de Kampf pilote Dodsferd sur lequel vous pouvez jeter une oreille si vous aimez le black norvégien). Outre le gratouilliste Holocaustum qui tient ici guitares et basse, on trouve également Aithir, ex-bastonneur de fûts dans Legion of Doom, Astarte (aux poils) et Invocation. Je constate qu'Invocation n'a laissé aucune trace dans ma mémoire, oups.

Musicalement, The Shadow Order évolue dans un black radical ne laissant aucune place au fun. La voix hurlée vomit sa haine sur une partition alternant moments épiques et passages bien rock'n'roll. Du black rentre-dedans de première bourre, qui n'hésite pas à ralentir le tempo pour mettre en place une ambiance bien poisseuse. Les huit titres de Untold se dégustent d'une traite, taillant la route vers un monde noir qu'on devine aride et intolérant. Le livret étant en grec, j'ai cette fois une très bonne excuse pour ne pas m'intéresser au concept du groupe, bien qu'on le devine assez aisément au travers des titres.

Côté son, la production est rêche et râpeuse. Sans plonger dans un raw trop agressif, The Shadow Order se compose un son agressif et sec qui plaira aux amateurs de productions UG. Les mélodies parviennent facilement à ressortir d'un mix où chaque instrument trouve sa place. Armé d'une exécution impeccable, Untold laisse transpirer ce que je préfère de la scène hellène : une boule d'énergie haineuse portée par des mélodies imparables. Cet album bute, je vous avais prévenus. Les plus chanceux pourront peut-être dégoter l'édition digipack, limitée à 300 exemplaires et avec une pochette moins colorée qui rend encore mieux (vous retrouverez la cover colorée sur le livret du digi, ne vous inquiétez pas).

Promis, pour la prochaine chronique, on reviendra dans les pays slaves.

Tracklist (38:07)
1 - Pilgrimage (5:42)
2 - Hark The Beast of Prey (4:08)
3 - The Harvest of Deceit (3:40)
4 - Hammering Judea (4:20)
5 - Ascension of A New Life (5:41)
6 - One Road To Walk (5:07
7 - Totenkampf (5:24)
8 - Untold (4:00)

Site officiel: http://shadoworder.hypervorea.net

theshadoworder-untolddigi.jpg Pochette du digipack
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6 janvier 2008 7 06 /01 /janvier /2008 15:30
undefined Orenda
The Funeral
No Colours Records, 2007
undefined

Ralala, je l'avais annoncé dès l'ouverture de ce blog : le temps manque toujours. Ne croyez pas que je bulle au bord d'une piscine en sirotant du Champomy et en profitant des dividendes de l'action VS. Je me ferais bien chier. Ne croyez pas non plus que je me force à publier sur ce blog en ayant les yeux rivés sur sa fréquentation. Non, si c'était ça, je me ferai un journal kikoolol sur Tokyo Hotel. Juste que je publie ici quand j'en ai envie. Ca doit pas être si mal, plusieurs groupes m'ayant déjà demandé d'y apparaitre (ça fait plaisir). Mais ça ne marche pas comme ça, les articles de ce blog sont des choix personnels uniquement. Mais ne vous inquiétez pas, les chroniques seront sur VS où l'album sera bien plus exposé.

En parlant de choix personnel, j'ai bien craqué mon slip sur le dernier Orenda. J'ai découvert la bestiole par hasard et ce groupe bulgare a de quoi éveiller la curiosité. Se jetant à corps perdu dans un black atmo de première bourre, ces vétérans annoncés de la scène (c'est ce qu'ils disent sur le site de No Colours) ont livré deux albums excellents chez le label allemand. Un peu moins rêche que Back in the Grave, cette seconde sortie devrait ravir les amateurs de riffs lancinants et de vocaux décharnés. Je constate que je suis dans ma période plus atmo en ce moment et cette formation tombe à pic pour me satisfaire.

Biberonnés au black old school, les quatre titres de The Funeral pourraient se comparer à la construction des morceaux de Purity de Hate Forest, autrement dit une rythmique qu'on fait tourner jusqu'à l'hypnose avant de placer un riff de break qui donne l'impression de se faire emporter dans la pampa bulgare. Mais c'est bien du black atmo ici, hein. J'ai pris Purity pour donner une comparaison à partir d'un album que pas mal de monde connait. N'attendez pas un bourrinage rapide, mais plutôt des titres dans un esprit mid-tempo avec un développement lent. La mixture est la même pour tous les morceaux, mais la mayonnaise prend rapidement, pimentée par les thèmes mélodiques qui flottent sur le mur simple des rythmiques. Efficace, avant tout… Diantre, ma tête bouge toute seule !!

Les petites touches de clavier viennent compléter l'atmosphère glaciale de cet EP/MCD qui vous transportera dans de denses forêts dans des montagnes enneigées. L'air froid fouette le visage et aucune vie n'est visible aussi loin que porte le regard. Orenda, c'est de la balle et les extraits devraient vous le prouver… Jetez vous dessus!

Tracklist (33:43)
01 – A Dead Colours (9:28)
02 – The Funeral (8:53)
03 – Revival (7:42)
04 - The Plague (7:38)


Profil MySpace officiel : http://www.myspace.com/orendabg

Pas de Site Officiel : Infos sur le site de No Colours
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