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  • : Le Blog du Gâteau Se© résume toutes les parutions que j'ai pu commettre sous le pseudonyme de Prince de Lu. Des liens vers mes chroniques, live reports, interviews.
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25 septembre 2009 5 25 /09 /septembre /2009 22:23

Moloth
Nepokolebimaja Vera (Unbreakable Faith)
Stellar Winter/Au-to-Dafe, 2008



Chacun a droit à sa rédemption. Non, non, ne croyez pas que Moloth a changé de "spiritualité". Je vous parlais simplement d'une orientation musicale qui ressemble plus à la transformation d'un papillon qu'à une simple évolution d'un album à l'autre. Mon premier contact avec Moloth fut rude, puisque la galette n'était autre que leur live Sturm paru en 2006. Sincèrement, j'ai du mal à comprendre les gars qui trouvent un intérêt à cette merdouille. M'enfin bon. Ne voulant rester sur un échec, j'ai creusé jusqu'à leur anecdotique premier opus, "By the Wing of Black", qui s'il est agressif ne laisse pas beaucoup de marques dans les mémoires. Et puis, j'ai oublié Moloth et ses 8.

Originaire de Tver (comme Pagan Reign), le combo a apparemment bien mariné ces dernières années. Connu pour son vocaliste en prise avec les autorités (une sombre histoire de meurtres multiples) et son orientation politique, Moloth n'en a pas moins négligé de travailler sa musique. Et, la migration porte le groupe vers un black aux mélodies plus pagan, ne reniant pas les accents thrash et heavy ni les traditions (les sifflets au début de "By Thunder from Heaven" nous téléporte dans un rade). On ne peut que remercier Absurd de sortir de l'ornière les formations engluées dans le vide de leur minimalisme. Le titre-carton de l'album est d'ailleurs un morceau mêlant un chant clair poignant avec des parties metal épique. Je parle du superbe et mélancolique "My Native Land" dont l'énorme chœur du refrain efface à lui seul tous les défauts de l'opus. Et tout se conclut par une reprise de Burzum, comme il se doit (c'est presque dommage de rebondir après le final "Raven to Raven").

Unbreakable Faith n'est pas exempt de défauts loin de là. Les riffs ne sont pas les accords du siècle, certes. Mais ils sont variés, les enchainements sont dynamiques et parfois surprenants. Les atmosphères ne sont pas ultimes, mais portent une mélancolie toute slave qui donne envie de secouer vigoureusement un drapeau à sa fenêtre. Quelques titres sont en-deçà du reste ("In Our Hearts", peut-être car encadrés par deux gros morceaux). Certains reprocheront une enveloppe sonore trop brute, là où je vois plutôt une batterie trop synthétique. Question de goût. La production agit comme le grain délicieux d'une toile émeri sur mes esgourdes. Unbreakable Faith est brut et organique, un album qui sort des tripes et qui frappe en plein ventre.

Conscient que Moloth ne séduira pas tout le monde, je ne peux que vous conseiller de jeter une oreille sur cet album, fruit d'une métamorphose très séduisante.

Tracklist (42:36)
1 - Vedminskij Tuman (Witches Fog) (3:38)
2 - Nad Mogiloj Velikana (Above the Giant's Tomb) (5:15)
3 - Bukovyj Les (Buchenwald) (5:06)
4 - Gromom Iz Nebes (By Thunder from Heaven) (3:18)
5 - Rodnyj Moj Kraj (My Native Land) (5:33)
6 - V Nashich Serdcach (In Our Hearts) (4:09)
7 - I Vse Zhe Budet Tak (And Still will be so) (4:49)
8 - Voron K Voronu... (Raven to Raven) (4:14)
9 – Black Spell of Destruction (6:30)


Profil MySpace officiel : http://www.myspace.com/m8l8tx
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1 juin 2009 1 01 /06 /juin /2009 14:03

Profane
Hérétique Ârya
Othal Productions, 2009



"La démarche artistique de Profane explore le non humain, l’impersonnel, le suprématisme et adopte une ligne de conduite anti-humaniste. Profane s’inspire de l’Antiquité indo-européenne, préchrétienne et de ses résurgences dans le monde contemporain."

On ne va pas se la jouer vierges effarouchées entre nous. Mais cela n'empêche pas d'être un minimum lucide non plus. Les membres de Profane peuvent afficher une philosophie suprématiste mâtinée d'influences indo-européennes, ce sont surtout les résurgences du monde contemporain qu'ils mettent en avant au travers de leur album. Photos du groupe à l'allure de statues marbrées dans le style de l'art monumental, pochette arborant un casque bien trop reconnaissable, textes louant les valeurs nordiques, la voie du sang et émaillés de phrases en allemand. Bref, les ex-membres de Griffar et Black Dementia regroupent en quelques pages l'ensemble des éléments du fight club sans oser se proclamer membres du fight club. Ca va nous valoir un beau concert de bras tendus le 7 juin prochain, concert néanmoins alléchant et principale motivation pour pondre cette chronique rapidement. Surtout que l'album vaut largement l'écoute.

Ce qui m'accroche instantanément sur cet album, c'est la voix rageuse, véritable souffle spectral, froid et glacial que je rapprocherai de la voix d'Arkanes sur les premiers Seth. L'impression peut aussi être appuyée par une basse qu'on entend parfaitement ronronner au second plan et qui apportent de nombreuses mélodies. Bref, j'adore ce type de vocaux, trop rares à mon goût, qui éructent haineusement des textes bien appréhendables en français. Rien que pour cette marque de goût, je suis déjà conquis.

Musicalement, Profane n'est pas en reste. Othal les attache à un black/pagan rageur. Mouais. J'y vois surtout la vibrante vitalité du black français, un black qui ne s'embarrasse pas de détails et qui arrose crûment les premières lignes ennemies, menant l'assaut avec une certaine mélancolie. Si on peut penser à l'ancienne mouture de Griffar (batteur oblige), les vieux Deathspell Omega s'ajoute aux premiers Seth, bien que Profane s'avère respectivement moins raw et moins grandiloquent que ces deux références. Les blasts déstructurés de "Les Sinitres Légions..." peuvent évoquer la fureur d'Antaeus ou de Hell Militia. Qui qu'il en soit, Profane s'accroche ardemment à une vision passéiste assumé, gardant son black pur de tout insert death ou autres carabistouilles martiales. Et le groupe place même quelques moments aussi épiques que leur univers le permet (le final de "L'Enclume de la Race"), parfois à coups de chœurs guerriers. Peut-être est-ce la caution pagan qu'évoquait Othal.

A des plans en trémolos d'un black classique mais efficace, Profane ajoute quelques plans plus thrashy (voire viking sur le bien nommé "På Vikingtod") et casse fréquemment sa dynamique pour se relancer quelques mesures plus loin. La formation est au service de son concept et de ses textes, textes d'ailleurs partiellement traduit en anglais dans le livret. La multiplicité des riffs, épaulés par de nombreux changements de rythme, font de cet Hérétique Ârya un bloc froid et haineux sans temps morts. L'album se déroule, provoquant le headbang fiévreux. De la bien bonne came, musicalement parlant.

Tracklist (43:28)
1 - Ennemi du Genre Humain (4:37)
2 - Sur l'enclume de la Race (6:50)
3 - Hérétique Ârya (3:09)
4 - På Vikingtod (2:33)
5 - Et s'ouvre le Ciel étoilé (5:30)
6 - Les Sinistres Légions de Soldats à Tête de Mort (6:39)
7 - La Parole Obscure du Paysage Intérieur (3:22)
8 - Les Noces du Ciel et de l'Enfer (4:52)
9 - La Supra-Humanité Solaire (5:56)

Profil MySpace officiel: http://www.myspace.com/profaneheretikarya

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14 avril 2009 2 14 /04 /avril /2009 23:24

Frozen
The Unborn
Autoproduction, 2007



Bon, vous savez que sur ce blog, ne traine qu'une poignée de fiers auditeurs de metôôôl qui sont capables de se débrouiller pour dégoter du matos comme des grands. Donc, vous savez aussi que je ne prends pas le temps de m'attarder sur les albums ici, vous laissant le plaisir de la découverte. Hé bien, cette fois, ça va être encore plus court que d'habitude!

Je vous ai déjà causé de Black Horizons, le clone allemand de Dissection. Frozen (on applaudit le patronyme encore une fois) est donc son pendant espagnol. Les Ibères ont peu de sorties à leur actif, essentiellement des démos. Et au milieu, surnage ce MCD paru en 2007. Au menu, quatre titres dans la plus pure tradition des regrettés Suédois. Mélodies à tous les étages y compris les passages acoustiques de rigueur, voix sépulcrale, leads nerveux et blasts furieux sont au programme, pendant 24 minutes intenses que je trouve plus réussies que ce qu'ont proposés les copains boches. Si le troisième morceau est un peu en-deça niveau virulence, ça envoie bien le bouzin avec une production locale dans l'esprit des 90's (même la BAR passe comme une lettre à la poste dans la fureur déployée). Du gros bonheur de pouvoir s'enfiler un black bien trop rare de nos jours, et avec l'artwork de rigueur! Pas personnel pour un sou, mais défoulatoire comme qui dirait.

Si jamais ce très bon MCD vous échappe (il a l'air sold-out), sachez que le dernier single du combo Evoking Shadows Past est disponible sur leur site en téléchargement gratuit.

Tracklist (24:02)
01 – Endless Circles of Blood (5:29)
02 – The Unborn (5:51)
03 – Fallen through the Spheres (5:45)
04 – My Soul was Reaped (Enchanted Part II) (6:56)

Profil MySpace officiel : http://www.myspace.com/frozenhorde

Site officiel : http://www.frozenhorde.com
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5 avril 2009 7 05 /04 /avril /2009 21:42

Monarque
Fier Hérétique
Mankind's Demise Records, 2007



Effet de mode aidant, le black metal transpire de presque toutes les contrées du monde, de l'Asie aux Amériques. Il ne manque plus que l'Afrique à cet étonnant engouement planétaire pour la haine. Donc, aujourd'hui, j'ai envie de parler d'un projet québécois. Vous allez me rétorquer que la scène québécoise est vivante depuis bien des années et n'a pas attendu Monarque, ce qui est vrai. Mais bon, Sorcier des Glaces, Akitsa, Forteresse et compagnie, je trouve que ce n'est franchement pas très reluisant et suffisant pour se hisser au niveau international (vi, vi, c'est bien mon blog). Je ne dénigre pas le Québec, qui a une scène assez conséquente, mais qualitativement pas plus que celle du Portugal dont on ne parle pourtant presque pas.

L'intérêt de la scène québécoise (tout du moins, d'une majeure partie) est qu'elle n'hésite pas à s'exprimer en français. Là où beaucoup trop de nos compatriotes choisissent l'anglais pour diverses raisons avariées, les Québécois secouent énergiquement le drapeau bleu et blanc à fleurs de lys à la face du Canada. La lutte des deux langues officielles du pays des caribous aura permis à une génération de se faire le porte-étendard de la défense de ses traditions. C'est un point d'attraction tout à fait primordial pour moi, car je pense que le black metal doit s'exprimer dans la langue maternelle du groupe, en profitant de notre oreille habituée à de nombreux dialectes dans le genre. La dévotion se hurle avec ses tripes et dans sa langue, sans la déformation et le camouflage de la traduction, pour vraiment être personnelle. Après, les Québécois forcent probablement trop le trait en traduisant tous les anglicismes, comme "metal noir cru". Mais revenons à notre mouton.

Monarque est un projet récent, né en 2005 de la plume du bien-nommé Monarque. Le projet enchaine alors les sorties: la démo Ad Nauseam en 2005 (qui vient tout juste d'être réenregistrée et rééditée chez Sepulchral avec des inédits), Fier Hérétique en 2007 considéré comme un MCD ou un album selon l'interlocuteur, le live/compil de matériel démo Desecration en 2008 et, toujours en 2008, deux splits (un avec Blackwind et un avec le Finlandais Mortualia). Outre cette actualité riche, Monarque grimpe surtout en réputation dans la contrée des trappeurs, enchainant aussi bien les sorties que les prestations live. Bref, ça marche plutôt bien pour Monarque et ses quatre acolytes de session.

Et à l'écoute de ce premier album/MCD, cette réputation est tout à fait justifiée. Baignant dans les eaux fangeuses du black dépressif, Monarque en récupère la gangue sonore pour créer un hommage aux primales vibrations du metal noir crû (ouais, faut s'adapter). La filiation à Burzum et Darkthrone transpire des cinq (vrais) titres de Fier Hérétique. Le titre éponyme est d'ailleurs absolument énorme, avec des enchainements de riffs lumineux qui annoncent l'intervention de la Mort. Le froid des contrées nordiques du nouveau monde envahit l'espace. Fier Hérétique est un souffle glacé annonciateur de la déchéance de notre espèce, ce qui ne peut qu'attirer l'amateur d'art noir tel un papillon de nuit.

La production concorde parfaitement avec la composition. Les fréquences mediums seront mises à contribution par le grésillement des guitares. La voix est écorchée, sans rentrer dans le trop banal hurlement déchiré. Les coups secs de la batterie et la pulsation de la basse portent l'ensemble. Classique, mais très efficace et adapté pour les titres proposés. A noter que c'est François Fortin qui s'est chargé de la production en 2007, comme il l'a fait pour Demain, l'Apocalypse de Blackwind l'année suivante. Les deux groupes ont partagé bien plus qu'un split au fil des ans et partagent encore.

Fier Hérétique n'est certainement pas l'album de la décennie. Il ne prétend rien révolutionner (pour ça, je ne chercherai d'ailleurs pas au Québec), mais il parvient à cuisiner les anciennes recettes à sa sauce. Monarque est un projet à suivre et je viens d'ailleurs de commander la réédition d'Ad Nauseam. En désespérant de les voir un jour sur scène, il serait bête de ne pas profiter des sorties. Seule faute de goût, le nom du label est en anglais!!


Tracklist (40:14)
01 – Introduction: Ces Charognes Eparses (0:46)
02 – Fier Hérétique (6:18)
03 – Le Vent du Nord (6:46)
04 – Un Passage dans la Vallée (instrumental) (4:15)
05 – Extinction (6:22)
06 – Marches Funèbres (6:34)
07 – Conclusion: Isolation (1:29)


Profil MySpace officiel : http://www.myspace.com/monarque

Site officiel : http://www.productionsheretiques.com/monarque
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10 mars 2009 2 10 /03 /mars /2009 00:07

Absolutus
Ostendit Quam Nihil Sumus
GoatowaRex Records, 2005



Pour changer un peu, je vais vous raconter ma vie. Ouais, après tout, c'est mon blog ici! Donc...

Ma première rencontre avec Absolutus s'est déroulée lors d'une commande lambda chez un vendeur australien. Ayant rempli mon cabas, j'ai trainaillé dans la distro et je suis tombé sur le sobriquet Absolutus que je ne connaissais ni d'Eve ni d'Adam. Pas d'extrait, pas de site. Bon, allez hop, soyons fous et me voilà parti pour commander à l'aveuglette cette pièce-ci. Quelle ne fut pas ma déception, à la réception du colis, en découvrant un infâme projet, si horrible que je l'ai effacé de ma mémoire et placé immédiatement en vente sur VS.

Quelques temps après, un beau ténébreux costumé du forum m'achète la bestiole. J'étais aussi content de m'en débarrasser que lui de l'acquérir et la transaction fut rapide et indolore. Ma surprise a été grande quand il m'a recontacté quelques jours après pour me signaler que le CD dans le boitier n'était visiblement pas le bon. Ah merde. Avec l'honnêteté qui me caractérise, j'ai jeté une poignée d'écus au manant pour calmer son ardeur. Mais me voilà intrigué et je me suis débrouillé pour en savoir plus sur cette mystérieuse formation belge. En termes clairs, je télécharge le bidule. Et après écoute, caramba! Vite, un achat!

Donc, pour ma défense, le CD, qui remplit le boîtier dans lequel j'ai investi, est intégralement noir. Aucune marque, aucune annotation, pas l'ombre d'un logo ou d'un texte de copyright. Et ce noir intense, c'est ce qui caractérise le mieux Absolutus. Projet du wallon (en tout cas, francophone) Abstrusus, l'album au nom latin est la première sortie du combo liégeois. Un EP trois titres a également vu le jour en 2007 chez les bataves de Melaskhole Productions, en attendant le second album Pugnare in iis, quae obtinere non possis (oui, les titres sont un peu longs) prévu originellement pour fin 2008. A noter que le troisième album et un split avec Grimfaug étaient déjà sur l'étal l'été dernier, et ils sont peut-être bien consolidés à l'heure où j'écris.

Côté zikal, attendez-vous à du bon vieux blast à l'ancienne sur les 4 titres de ce premier opus. Batterie martiale mais néanmoins variée, riffs mélodiques en trémolo presque continu, voix de corbeau éviscéré. Absolutus m'évoque clairement les élans les plus agressifs d'un Nehëmah qu'on priverait de ses parties atmosphériques. Normalement, vous venez de vous redresser sur votre siège à cette référence. Et elle le vaut bien, des mélodies employées jusqu'à une production nette mais crachouillante. Malgré la rigueur lancinante d'une rythmique qui pourrait sembler linéaire, Absolutus parvient à faire vibrer l'ensemble grâce à une guitare toujours en quête d'un nouveau thème, lancée dans une course éperdue pour atteindre palpitante le terme du morceau. On pourrait également penser que la technique quasi-continue blast/trémolo est limitée en terme de création, mais chaque minute s'écoule trop rapidement tellement on est happé dans les riffs sans fin des Belges. Le temps est une notion toute relative pour l'auditeur pris dans les griffes du groupe. Surtout que ce dernier s'avère maître dans l'art d'intégrer de subtiles variations qui poussent plus loin la curiosité.

Ce premier effort est une parfaite réussite, qui tombe à point nommé dans ma besace en attendant un nouveau Nehëmah. Pour cette découverte, merci au beau ténébreux qui hante les concerts de black de la capitale en costard. Non, je ne te revendrai pas mon exemplaire. Tu as été remboursé, gueux.


Tracklist (40:14)
01 – The Scale of Nothingness (11:17)
02 – The Ascending Plague (9:25)
03 – Dislocation of Time (8:45)
04 – Until the Conclusion of Ages (10:47)

Profil MySpace officiel : non

Site officiel : non plus
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16 décembre 2008 2 16 /12 /décembre /2008 21:56

Alkonost
In Front of the Arkona Walls
Sound Age Productions, 2008



Vient de sortir le miteux double DVD de Dark Funeral. Ouh, qu'il est miteux ce DVD. Je ne pouvais décemment pas vous laisser sans cadeau de Noël à enfourner sous le sapin. Aussi, je vous propose deux DVD en provenance de l'Est. Ici, plutôt que sur VS, parce que la camelote n'est pas forcément évidente à dégoter.

Commençons par la grosse botte pagan de votre petite sœur avec Alkonost. Ah oui, les Russes ont leur identité sonore tout à fait unique. Mûrie au fil des tous premiers efforts, à l'époque où seul le chanteur officiait, leur ritournelle se compose d'un folk metal très mid tempo, où les thèmes de la guitare lead mènent le bal. Mélancolique avec un côté joyeux, très redondant, Alkonost est le type du groupe qu'on adore ou qu'on déteste très rapidement. La voix rauque du bassiste et la voix opératique de la chanteuse déclame des textes en russe, ce qui offre une balade dans les steppes garantie dès les premières minutes.

Si on oublie les démos, EP et rééditions, Alkonost compte six albums au compteur. Le concert qui nous intéresse a été mis en boîte en 2005, juste après la sortie de Mezhmirje (ne me demandez pas comment ça se prononce). La prise de vue s'est faite à Moscou, dans une salle qui rappelle étrangement celle du DVD d'Arkona. Suffisamment garnie, la salle va se chauffer au fil du concert, d'un début au public tiède jusqu'à un final conquis.

Côté réalisation, une bonne poignée de caméras sont de sortie. Alternant entre prises de vue d'ensemble et gros plans des musiciens, les cameramen apportent suffisamment de matière pour que le montage soit dynamique. Le seul batteur sera le moins filmé, sinon les autres musiciens auront eu l'occasion de compter leurs points noirs.

Le son est également de qualité. La basse claquante des albums n'est toutefois pas très présente, mais on entend parfaitement les guitares et les voix. Alena va d'ailleurs proposer des chants absolument impeccables d'un bout à l'autre du concert, ce qui compense sa transparence scénique. La mise en place des instruments est impeccable. OK, ce n'est pas une musique rapide, mais ça peut justement être un piège que les musiciens auront su parfaitement éviter.

C'est le bassiste Alexey qui est chargé de motiver les troupes. Si ses discours en russe entre les titres sont un peu longuets, il tient son rôle de frontman et fait bouger la foule. Les guitaristes s'adonnent également au secouage de cheveux. Bref, côté scène, ça passe, sans riel d'exceptionnel, mais tranquillement.

En bonus, vous trouverez les clips de "Years of Prophecy", "My Last Day", "Waiting" et "Night Before Fight". Ces vidéos vont de la balade Star Wars dans les forêts enneigées des prémices jusqu'à la production féérique mais bien plus professionnelle d'aujourd'hui.

Présenté dans un joli digisleeve, In Front of the Arkona Walls est un achat indispensable pour tous ceux qui aiment Alkonost. Surtout que nous ne sommes pas près de les voir débarquer dans nos contrées occidentales.

Tracklist (56:13)
1 - Pred Epochoj Zabvenja
2 - Temen
3 - Golos Lesov
4 – Bezdna
5 – Bezvremenje
6 - Put Neprimetnyjj
7 - Nivushka-Niva
8 - Noch Pered Bitvojj

Site officiel : http://www.alkonost.ru

Profil MySpace officiel : http://www.myspace.com/alkonostrussia
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16 décembre 2008 2 16 /12 /décembre /2008 21:53

Khors
Cold Ways
Eclectic Productions, 2008



Après avoir fourré la botte de la petite sœur, voyons à remplir la rangers du petit frère. Alors que les Ukrainiens de Khors viennent tout juste de sortir leur troisième album Mysticism, un DVD live intitulé Cold Ways a vu le jour plus tôt dans l'année.

La bestiole comprend deux enregistrements de concerts : la date du 7 novembre 2007 au Hot Jam Club de Lugansk (Ukraine) et la date du 2 février 2008 au Relax Club de Moscou (Russie). Cette seconde date est offerte en bonus et ne comprend qu'une poignée de titres. C'est bien la prestation ukrainienne qui forme le cœur de la prestation, même si les similitudes sont nombreuses entre les deux dates.

Khors, c'est une mise en scène très simple. Vêtus de noir et bardés de clous, le quatuor est statique sur scène. Le gratteux/vocaliste étant pas mal occupé au micro, son comparse six-cordistes s'occupe de headbanguer (quand il n'est pas caché par la boule à facettes du club). Le bassiste reste droit dans ses bottes, avec une attitude pouvant être autant interprétée comme de la rigueur guerrière ou de l'ennui profond. Le spectacle n'est donc pas dans la scénographie et il convient de se laisser emporter par les titres ambiancés des slaves.

A ce titre, Khors réussit l'envoûtement en livrant son black atmosphérique slave à synthé avec justesse et énergie. Les lents thèmes du groupe se développent au fil des minutes et parviennent à faire décoller la prestation. Le son est suffisant, mais manque évidemment d'un peu de tout pour permettre une immersion totale. Pour cela, il vaut mieux se rabattre sur les albums. Néanmoins, l'ensemble est suffisamment bon pour se plonger dans les ambiances à la Drudkh du groupe.

Sans être indispensable, Cold Ways est un témoignage honnête du talent de Khors. Vous pourrez vous délecter sur le MySpace des extraits du nouvel album. A première écoute, je les trouve un peu plus gentillets que les deux précédents albums ("Red Mirrors" fait même peur). Espérons que Cold Ways ne soit pas le testament de la période énervée des Ukrainiens. Et il est évidemment indispensable d'écouter les deux premiers albums du groupe, si jamais vous le découvrez aujourd'hui.

Tracklist (48:22)
Hot Jam Club, Lugansk (Ukraine) – 07/11/2007
1 – Cold (5:26)
2 – Ashes (4:22)
3 - Spirit of Fury (3:57)
4 - Moan of the Grief (5:02)
5 - In The Depths of Black Hills (5:29)
6 – Garnet (4:41)
7 - Trees Are Remembers... (5:11)
Relax Club, Moscou (Russie) – 02/02/2008
8 – Garnet (4:38)
9 – Ashes (4:20)
10 - Trees Are Remembers... (5:16)

Site officiel : http://www.khors.info/

Profil MySpace officiel : http://www.myspace.com/khorspagan
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6 décembre 2008 6 06 /12 /décembre /2008 14:05

Grendel
Beowulf
Narok Records, 2005



Restons en Italie, si vous le voulez bien. C'est en préparant la chronique du dernier Taake (prochainement sur vos écrans sur VS) que je me suis souvenu du combo italien Grendel. Si la formation avait splitté après la sortie de son premier opus dont la pochette noircie le haut de cet article, il semble qu'elle soit à nouveau réunie et qu'elle s'apprête même à sortir une nouvelle réalisation. Le moment est donc idéal pour aborder un album qui date quelque peu, mais qui devrait intéresser les amateurs de mélodies.

Taake. Mélodies. L'hameçon est pris dans votre joue et il ne me reste plus qu'à tirer doucement. Grendel est donc une formation lombarde. Je vais profiter de l'autonomie des lecteurs qui passent par ici pour vous laisser glisser sur metal-archives et m'éviter une présentation en règle. Intéressons-nous plutôt au bruit.

Grendel est un projet amateur de black/folk, de ceux qui placent les albums de Taake en évidence sur leur étagère. Le groupe propose des titres articulés sur de nombreux thèmes, n'hésitant pas à dégainer le passage acoustique ou les voix claires pour agrémenter leur mélancolique et vigoureuse recette. Le combo n'hésite pas non plus à casser des rythmiques lancées à fond de train et ne sombre pas dans le morceau plat et rébarbatif. Les titres sont structurés autour d'un thème principal, à partir duquel les musiciens s'offrent des digressions avant souvent d'y revenir. Les arrangements et les solos sont bien foutus et bien placés, l'ensemble étant très mélodique mais gardant une bonne agressivité. Et la production bien crue et criarde aide à préserver cette fureur tout au long des titres.

Loin de l'efficacité de la scène allemande dans le domaine (je pense à Helrunar ou Orlog), les ritals se rapprochent bien plus des productions scandinaves. Sans être aucunement indispensable, Beowulf est un album plus qu'agréable à s'enfiler et Grendel s'avère un bon petit projet UG. Espérons que le prochain pavé tombe d'aussi haut dans la mare.

Tracklist (37:58)
01 - Intro (1:46)
02 – Grendel (5:35)
03 – Beowulf (5:21)
04 – The Mother of the Orc (5:26)
05 - Of Blood and Glory (5:53)
06 - Middle Age (5:19)
07 – The Golden Palace of Horror (6:07)
08 – Outro (2:29)

Profil MySpace officiel : http://www.myspace.com/trona1980
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15 novembre 2008 6 15 /11 /novembre /2008 15:49

Sturmkaiser
Veni Vidi Vici
War Arts Productions, 2008




La radicalisation de la scène italienne laisse émerger au fil des ans quelques groupes furibards adeptes de l'extrémisme musical. Là où la mode est plutôt au mélange des genres, avec des albums remplis de chausse-trappes, certains font le choix de la tradition et du rentrage dans le lard en mode frontal et sans la ceinture de sécurité.

Je m'attendais à frémir avec le premier album de Frangar, sorti l'année dernière mais sur lequel je venais juste de tomber. Mais le projet qui abrite désormais l'exilé Kaiser Wodhanaz reste dans le ronronnement d'un black/death martial mais fade et sans consistance. La surprise est donc venue d'un autre coin d'Italie, sur la côte opposée à Rome, de Chieti plus précisément.

De Sturmkaiser, j'avais le premier opus Mors Vitua, Vita Mea de 2004 et le MCD 1945 de 2005. Si le groupe est musicalement sympathique, c'était surtout par la crasse raw de sa production qu'il se distinguait. La donne a changé avec ce second album, mieux produit, porté sur l'efficacité mais pas que ça. La bestiole est sortie chez le label portugais War Arts Productions, déjà responsable de l'agression sonore Hellnation d'Irae.

Sturmkaiser alterne entre des titres aux mélodies agressives bien conformes aux standards ("Veni Vidi Vici", "Europa Pagana", "Alle Armi"), entre les moments de brutalité pure totalement Mardukien ("Dehumanizer") ou entre les litanies guerrières teutoniques ("Sturmkaiser Pt II"). C'est certain, il n'y a ici aucune recherche musicale autre que l'exaltation d'une haine froide et d'un appel au bain de sang en anglais et en italien. Mais que diable, un peu de violence ne fait pas de mal dans notre société d'amibes.

Classique, mais accrocheur, Sturmkaiser signe avec Veni Vidi Vici son album le plus abouti. Je viens d'ailleurs de recevoir le split avec Vidharr commandé suite à cette bonne surprise. Sans révolutionner le style à aucun moment, les ritals apportent leur pierre à l'édifice de la guerre totale et font savoir qu'on n'est pas forcément les bienvenus dans leur ghetto.

Je terminerai sur cette citation d'auteur:
on va baiser ta mère, sale fils de pute! Ils vont te flinguer, ta mère la pute! La chatte à ton grand-père
Aaaah la poésie de la langue française.


Tracklist (43:27)
01 – Veni Vidi Vici (6:25)
02 – Warangel (4:20)
03 – Memento Audere Semper (6:24)
04 - Dehumanizer (4:26)
05 – Europa Pagana (6:18)
06 – Alle Armi (1:39)
07 – Sturmkaiser Pt II (4:12)
08 – We are Storm and Legion of Beasts (6:37)
09 – W.A.R. (3:04)

Profil MySpace officiel : http://www.myspace.com/sturmkaiser

Site officiel : http://sturmkaiser.interfree.it (plus à jour)
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8 septembre 2008 1 08 /09 /septembre /2008 23:16

Absurd
Der Fünfzehnjährige Krige
Nebelfee Klangwerke/Darker Than Black, 2008



Il y a un an, je vous exprimais mon propre étonnement à parler du groupe allemand Absurd en des termes élogieux. Blutgericht m'aura complètement convaincu sur les qualités mélodiques du groupe, que j'aurais dans une moindre mesure retrouvées dans le mini Raubritter. Et bien cette année, je suis le premier étonné à regretter la récente annonce qu'à fait le groupe : Absurd cesse ses activités. Et après ce communiqué fait le 1er septembre dernier sur son site, le combo nous laisse avec un double testament sous la forme du split Weltenfeind (qu'il partage avec Grand Belial's Key et Sigrblot) et sous la forme d'une compilation dont le titre compliqué s'étale en haut de cette chronique.

Petit aparté sur le split : heureusement qu'Absurd est là pour donner de l'énergie au bazar avec ses quatre morceaux. Le reste des huit compositions fait hélas vraiment bouche-trou, là où l'on pouvait s'attendre à du grandiose vu les formations regroupées pour l'occasion. Fin de la parenthèse.

The Fifteen Years War, dans la langue de Tony Blair, est donc une compilation qui vient fêter les quinze années d'existence d'Absurd. Le CD regroupe quatorze morceaux du combo réenregistrés pour l'occasion et piochés dans tout le long de sa discographie. Loin des débuts maladroits du groupe, ces relectures à la sauce moderne sont dynamiques et pleines de mélancolie, tout en gardant la hargne si appréciable dans leurs dernières productions. Etant donnée la jeunesse des compositions, la réussite de l'ensemble est principalement à mettre au crédit des très bonnes voix employées. Le chant criard et les voix claires excellentes viennent pallier au manque de pétillant de rythmiques très souvent répétitives. Je n'aurais pas penser un seul instant qu'on pouvait faire de l'or avec le matériau d'origine, mais le line-up nous aura sorti son laboratoire d'alchimiste.

A ces titres très réussis, s'ajoutent une intro, une reprise de Der Fluch (ça veut peut-être dire chasse d'eau) et un très bon inédit "Landsknechtstrommel" tout empli d'un élan épique. La version DLP compte également un bonus track, en l'occurence "Der Sieg ist unser" qui se trouvait en épilogue de Facta Loquuntur.

Bref, si comme moi, vous avez aimé Blutgericht, n'hésitez pas une seconde sur ce qui peut sembler n'être qu'une compilation inutile. Elle démonte.


Tracklist (53:09)
1 - Intro (2:35)
2 - Der grosse Tod (2:40)
3 - Eternal Winter (4:10)
4 - In des Mondes blut'gem Schein (4:37)
5 - Mourning Soul (2:03)
6 - Tod vor Sonnenaufgang (3:00)
7 - Heaven in Blood (1:58)
8 - Werwolf (2:24)
9 - Gates of Heaven (3:15)
10 - Pesttanz (2:45)
11 - Last Breath (4:07)
12 - Asgardsrei (3:28)
13 - Ashes to Ashes (3:09)
14 - Als die Alten jung noch waren (2:37)
15 - Colours of Autumn (2:15)
16 - Landsknechttrommel (Präludium) (1:49)
17 - Landsknechttrommel (3:20)
18 - Betet für uns (2:55)

Profil MySpace officiel : http://www.myspace.com/hordeabsurd

Site officiel : http://www.hordeabsurd.com
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