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  • : Le Blog du Gâteau Se©
  • : Le Blog du Gâteau Se© résume toutes les parutions que j'ai pu commettre sous le pseudonyme de Prince de Lu. Des liens vers mes chroniques, live reports, interviews.
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1 mars 2011 2 01 /03 /mars /2011 23:32

Nitberg
Nagelreid
Blazebirth Hall, 2010

25.jpg

 

C'est par un message laconique sur le forum de VS que j'ai appris la sortie de ce nouveau Nitberg. Vous le saviez peut-être de votre côté, mais l'actu et moi, ça fait deux. Pas le temps de suivre des potins, qui viendront à moi de toute façon grâce à la magie d'internet qui ressasse toute chose en long et en large. Nitberg, je le pensais planté dans la neige d'Ukraine, ayant eu comme ses copains une activité dense à l'apogée créatrice du Pagan Front et du Blazebirth Hall, avant de sombrer dans la léthargie. Et du Blazebirth Hall, Nitberg est bien le seul candidat qui m'a jamais intéressé (non, Forest, je trouve ça naze, désolé). Le split Hammer Härte et l'EP Nitsanger valent largement le détour pour les amateurs de slaveries. C'est donc avec confiance que j'ai directement commandé l'opus chez le monsieur du message laconique, opus dont l'écrin est un très sobre mais joli digipack. Noir, avec des parties brillantes, comme l’œil d'un ours qu'on dérange en plein farniente. Et Nitberg n'est pas resté planté dans la neige.

Le seul planté de l'histoire est Ulv Gegner Irminsson, assassiné en 2005. Kaldrad Branislav (Forest, Temnozor, Branikald) s'est donc associé à StringsSkald (Svyagir de Temnozor, Walknut) pour mettre en musique son bazar et présenter ses premières compositions sans son acolyte historique. Et le résultat est ambitieux.

Ce nouvel album de Nitberg n'est constitué que d'une seule plage de 56 minutes. Le projet s'inscrit dans la mouvance de proposer des opus d'une seule pièce ou constitué de pièces très longues, à contre-courant des écoutes superficielles modernes. Cet artifice de mastering oblige l'auditeur à s'immerger dans la durée. Ce n'est pas nouveau, mais surprend toujours son auditeur. A l'écoute de Nagelreid, le découpage en plusieurs pistes est pourtant immédiat. Mais Nitberg vous demande tout de même de vous plonger dans la continuité de l'album, dans l'ordre établi des morceaux, de suivre la piste déterminée par sa pensée vagabonde.

Nitberg livre également un album qui, ma foi, déchire le cul. Il rassemble tous les éléments qui me font craquer dans la scène slave. Les riffs sont exploités à leur maximum, en usant de répétitions juste dosées. Et quand on finit par se laisser hypnotiser par une suite d'accords, elle vient se briser sur le thème qui suit et qui tombe là, naturellement. Il n'y a pas d'explication, il doit être là, c'est sa place toute trouvée. Comme Hate Forest dans ses grandes œuvres, Nitberg use et abuse de ses riffs rapides et atmo, puis vient chambouler le karma du morceau avec un refrain monstrueux, un pont qui a tout du viaduc.

Les mélodies sont évidemment au rendez-vous. Si vous ne bandez pas immédiatement sur le refrain du premier chapitre ou le riff de démarrage du second, vous pouvez arrêter la lecture immédiatement. Vous êtes un gros naze et je ne vous parle plus. Si vous pliez sous le joug de Nitberg, vous plongerez dans ce que la scène slave propose de plus beau: une nouvelle relecture de Burzum à la sauce Oural qui vient d'ajouter à l'édifice monumental construit depuis quelques années par les scènes slaves, ukrainienne de Kharkov et russe de Novomoskovsk. Et après un démarrage intrépide, l'opus vous plongera petit à petit dans la mélancolie russe, avec une superbe apogée à mi-parcours.

Côté production, les yeux fermés allez-y. Si vous êtes un amateur des scènes de l'Est, vous aurez entendu pires bouses au niveau son. Là, tout est bien dans les clous, entre la guitare qui hurle tel le vent dans les mediums, la voix scandée posées dessus. Les parties de batterie sont excellentes, appuyant bien le propos sans bouffer tout l'espace. Je regrette un son un poil trop synthétique, des cymbales notamment, qui gâche un peu le plaisir. Avec le son de batterie de Bloood in Our Wells de Drudkh, c'eut été parfait. Il en reste un album indispensable, rien de moins.

Tracklist (56:15)
1 - Nagelreid (56:15)

Des extraits trainent sur YouTube. Démerdez-vous.
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commentaires

M


Je ne vois pas vraiment de l'interet de ce collage ensemble vu que les titres sont quand même bien separés thematiquement.


Sinon j'ai bien aimé l'album, beaucoup même, sans pour autant que ça me marque au fer rouge. Le fait de comprendre les paroles qui sont parfaitement audibles doit desacraliser pas mal la bête.



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